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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:49

 

Voilà les amis, le mois de l'histoire des meufs est terminé, il est temps de passer au thème suivant. Avril, c'est bien entendu le mois de l'anniversaire de Steven Seagal. Alors, je pourrais ne chroniquer que des films avec lui pendant un mois, mais j'ai peur que certains d'entre vous se lassent, voire décident immédiatement de ne plus mettre les yeux ici avant mai. Du coup on va plutôt profiter de l'occasion pour rendre hommage à divers grands noms du cinéma d'action, et pas seulement à lui. Et pour que la transition se fasse en douceur avec le thème du mois précédent, on va commencer par une meuf : Angelina Jolie, devenue une star du genre avec les Tomb Raider mais qui s'y essayait déjà longtemps avant, alors qu'elle était encore (presque) gamine, avec ce téléfilm à petit budget. Rebaptisé par un éditeur opportuniste qui a fait de son mieux pour faire ressembler la jaquette à celle d'une aventure de Lara Croft avant la sortie du Berceau de la vie, il s'agit en fait d'une fausse suite à Cyborg d'Albert Pyun. Quelques images de Jean-Claude Van Damme savatant des punks post-apocalyptiques servent à faire croire que les deux films sont vraiment liés mais c'est vraisemblablement un ajout de dernière minute pour fourguer aux vidéoclubs un produit frelaté.

Il y est tout de même question de cyborgs (enfin, des androïdes, si on veut chipoter) et plus précisément de la toute dernière création d'un labo de cybernétique sans scrupules : des femmes-robots destinées à être utilisées pour des attentats-suicides grâce à la substance explosive qu'elles contiennent, le "glass shadow". Et pour pouvoir approcher et séduire leurs cibles sans éveiller de soupçons, elles ont l'apparence de jolies jeunes filles et sont capables de sentiments humains. Du coup, vous vous doutez bien que les concepteurs vont voir leurs plans tomber à l'eau quand l'une d'elles, Casella "Cash" Reed, décide qu'elle n'a pas trop envie d'aller se faire doublement sauter dans le plumard d'un inconnu, et que son instructeur d'arts martiaux, évidemment amoureux d'elle, l'aide à s'évader. Les voilà en cavale dans un monde où les cyborgs n'ont pas droit de se déplacer librement, poursuivis par des chasseurs de primes chargés de capturer Cash. Heureusement pour eux, un mystérieux hacker capable d'apparaître sur n'importe quel écran va tenter de les guider vers la liberté.


Ca se passe dans l'un de ces futurs où il y a toujours un baril braséro qui brûle
pour réchauffer un gang des rues et toujours un mec qui a absolument besoin de faire de la soudure en pleine nuit.


Il paraît qu'Angelina Jolie a été tellement déçue par le film qu'elle a envisagé d'abandonner sa carrière d'actrice à 18 ans. Ce qui aurait été dommage, certes, mais le fait est que cette espèce de sous-Blade Runner n'est pas une réussite et que son rôle n'est pas très intéressant. Bon, c'est vrai aussi qu'à l'époque elle jouait un peu mal, alors on peut comprendre que le réalisateur ait préféré laisser le gros du travail à des acteurs expérimentés, mais quand même. On a l'impression qu'en cours de film, son personnage passe de femme d'action qui sait se débrouiller comme une grande à simple spectatrice dont la survie dépend des hommes qui la protègent. Ce qui est d'autant plus regrettable qu'à ses côtés, Elias Koteas est un peu terne, et face à eux, Billy Drago fait vite le tour de ce qu'il y a d'amusant à tirer de son personnage de psychopathe dangereux. Le premier n'a pas le charisme, la coolitude et le physique pour porter un film d'action sur ses épaules et le second me semble plus efficace quand il laisse sa sale gueule assurer le boulot d'intimidation plutôt que quand il en fait des tonnes pour montrer à quel point c'est trop un ouf gueudin.


La future héroïne de Wanted et Salt n'est pas encore hyper convaincante mais de toutes façons
aucun des acteurs n'a vraiment l'occasion de briller dans ces rôles médiocres qu'on leur a écrits.


Les auteurs ne se sont pas montrés plus talentueux pour l'intrigue que pour les personnages et les dialogues... La trame générale est une course-poursuite assez basique, sans aucun rebondissement original, une simple succession d'échauffourées dans différents décors, et les tentatives d'étoffer un peu l'histoire se font avec des bouts d'idées abandonnées en cours de route, comme le "glass shadow" qui est vite balayé sous le tapis, ou le complot que mène un des dirigeants de l'entreprise contre sa propre boîte, qui ne va absolument nulle part, ou le fait que les deux personnes qui traquent Cash cherchent à s'entretuer, comme si les scénaristes avaient oublié qu'ils bossaient pour le même mec dans le même but. Enfin, je ne sais pas, il y a peut-être une explication rationnelle mais c'est tellement bien raconté et captivant que ça m'a complètement échappé.


Malgré des scènes d'action correctes pour un direct-to-video à petit budget, on s'ennuie pas mal.


Je me suis infligé tellement de mauvais films ces dernières années que je ne peux même pas dire que celui-ci soit parmi les pires, mais clairement, c'est mauvais et ça n'aurait probablement jamais refait surface en DVD sans la présence d'une future star au casting. Pour les gros fans de l'actrice, c'est une petite curiosité, clairement pas indispensable mais avec cet aspect "avant d'être LA grande dame de l'Hollywood du 21ème siècle, c'était un petit mannequin à bouille de poupée qui montrait ses nénés dans n'importe quoi pour se faire connaître" qui la rend un peu rigolote. Et pour les gens qui font une thèse sur le cinéma bas-de-gamme de l'ère de la VHS, il y a quelques éléments emblématiques de son époque, comme une vélléité de se la jouer cyberpunk pour montrer qu'on n'est pas un gros ringard en plaquant sur un produit tout ce qu'il y a de plus classique des termes informatico-science-fictionneux qui veulent rien dire. Pour tous les autres, c'est pas vraiment la peine de foutre votre fric en l'air.

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Cash Reese - Glass Shadow (Cyborg²: Glass Shadow, 1993), réalisé par Michael Schroeder (L'Arme du clown) sur un scénario de Ronald Yanover & Mark Geldman (Le Livre de la jungle). Avec Angelina Jolie, Elias Koteas (Crash), Billy Drago (Les Incorruptibles), Karen Sheperd (Backlash - Terminator Woman), Jack Palance.

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Fais pas ta pute

Bon, j'aime pas mendier, mais tu sais que je t'aime, ami lecteur, et que je sais que tu adores ce que j'écris, alors je me disais que par exemple, tu vois,  pour faire un beau geste, ce serait sympa si une fois de temps en temps histoire de filer un petit coup de pouce, tu lâchais quelques piécettes pour que j'ai un film de plus à chroniquer ici tu vois ? Non je sais que ça fait minable de réclamer comme ça mais putain,  tu crois qu'un mec qui a payé pour voir Gingerdead Man se soucie encore de son image de marque ? Et je sais que c'est la crise et que t'as des fins de mois difficile, mais bordel je demande pas la lune non plus, quand je pense au temps que tu passes GRATUITEMENT sur mon blog qui illumine ta journée ennuyeuse au bureau, je me dis que m'offrir un DVD de temps en temps ce serait un juste retour des choses quand même. Y a pas d'obligation hein, mais quand même quoi vazi fais pas ta pute. A ton bon coeur, mec. Tu le regretteras pas. Et je te cacherai pas que pour le moment, cette opération est un bide complet donc si tu décidais de participer, ça ferait de toi le premier contributeur, soit un genre de membre Gold du site tu vois, la classe. En plus si ça se trouve c'est déductible des impôts ou un truc du genre, renseigne-toi mec, ça vaut le coup.

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