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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 16:52

Au début de l'épisode précédent, on apprenait que l'épidémie de Virus T avait transformé le monde en désert. Dans celui-ci, on découvre qu'en fait il reste des villes, mais qu'elles sont en ruines encore fumantes même 4 ans après l'apocalypse (accessoirement, Extinction se déroulait 5 ans après l'apocalypse mais je suppose qu'on n'est plus à ça près). Qui allume les incendies au sommet des immeubles, les zombies ? Bon, en tout cas, soyons juste, Paul Anderson (qui entre les deux films s'est marié avec son héroïne) n'a pas tout oublié de ce qu'il avait écrit avant. Contrairement à ce que je craignais, ce quatrième film n'ignore pas la conclusion du troisième. C'est plutôt qu'il en fait la mini-intrigue d'une intro à la James Bond, au lieu d'en faire le sujet du film. Alors voilà, les restes du fameux "convoi de Claire Redfield™" ont bien tenté de rejoindre un abri en Alaska, et Alice a bien emmené ses clones dans le labo souterrain d'Umbrella à Tokyo pour mettre une branlée au grand chef de la multinationale responsable de la fin du monde. Et je me souviens qu'au début de la série je trouvais intéressant qu'Umbrella soit montrée comme une caricature à peu près plausible d'une vraie entreprise pharmaceutique sans scrupules, mais là on en est clairement arrivés au point où ils ont achevé leur dégénérescence en simple gang de méchants de cinéma, avec un patron qui ne quitte jamais ses lunettes de soleil et flingue ses propres employés dès qu'ils hésitent à lui obéir.

En tout cas, une fois le prologue passé, et les clones dépensées par l'héroïne comme de simples vies supplémentaires pour parvenir jusqu'au boss du niveau, l'action se déplace dans les restes de Los Angeles, où Alice et Claire tombent (presque littéralement) sur un nouveau groupe de survivants dans une prison. Un hasard dont l'invraisemblance ne choquera probablement pas les fans de la série fait que ces nouveaux compagnons savent où se situe vraiment l'abri que tout le monde pensait trouver en Alaska, et figurez-vous qu'en réalité il est tout près de là où ils se planquent ! Le problème c'est qu'une immense horde de zombie leur barre la route. Heureusement, ils détiennent un prisonnier qui connaît un moyen de sortir en limitant les risques, et qui n'est autre que Chris Redfield, le frère de Claire, parce qu'au niveau coïncidences improbables on n'est plus à ça près n'est-ce pas ?

"Salut, on est là parce qu'un film de zombies ou aucun survivant ne se fait tuer c'est un peu chiant".

Bon, les amis, il aura fallu attendre l'antépénultième film de la série, mais cette fois, on y est : j'ai kiffé pour de vrai un Resident Evil. Pas seulement "bon c'est vrai que dans mes souvenirs c'était pire que ça" ou "oh, c'est pas aussi nul que sa réputation le laisse penser" mais "ah ben tiens il était plutôt cool celui-ci". Et pourtant l'intrigue est toujours basique et paresseuse, les personnages sont toujours sans grand intérêt, les effets numériques sont toujours médiocres, mais ce coup-ci les scènes d'action suffisent à justifier le visionnage. Il faut dire que c'est en 3D. Bon, dans mon cas, ça a été de la 3D de DVD, donc il faut utiliser des lunettes en carton et accepter qu'au lieu d'avoir des couleurs normales, l'image va être verte ou marron ou grise selon les scènes. Mais j'ai trouvé que ça en valait la peine. Il faut un temps d'adaptation/résignation mais ça m'a semblé plus facile à pardonner que sur Meurtres à la St-Valentin ou Dark Country, parce que le relief est vraiment mis en valeur aussi souvent que possible.

L'intro est sans doute la meilleure scène du film,
mais pour une fois la suite vaut le coup d'oeil quand même.

Là, il faut quand même dire une chose sur cette série, qui est valable depuis le début : c'est pas des films prétentieux. Ils ne cherchent jamais à faire croire qu'ils ont quelque chose de grave et profond à dire, mais ils ne donnent jamais non plus dans le genre "clin d'oeil au public parce qu'on sait tous qu'on vaut mieux que ça et qu'on est juste là pour en rigoler ensemble". Et donc, se mettre à la 3D, on voit bien que Paul Anderson n'a pas pris ça comme une bête obligation pour ramasser plus de fric. Il aurait pu se contenter de faire ajouter quelques effets de profondeur en post-production parce qu'il s'en fout et qu'il s'estime trop bien pour ce gadget, mais non, il a tourné avec les caméras d'Avatar et il s'est donné la peine d'élaborer un maximum de scènes qui auraient l'air cool en 3D. Alors, chaque fois qu'il y a une baston, vous pouvez être sûrs qu'Alice va balancer des shurikens vers l'écran, tirer vers l'écran, empaler ses ennemis avec des sabres pointés vers l'écran, qu'il va y avoir des flingues et des balles et des haches et des débris qui volent et tourbillonnent partout, etc. Et ça a sûrement encore plus de gueule sur une télé 3D mais vous voyez, rien qu'avec mes lunettes en carton je me suis surpris à esquiver.

Avec des choses comme ça pendant 1h30, je veux bien passer l'éponge
sur tout ce qu'il peut y avoir de con, absurde ou fade dans un
Resident Evil.

Alors après, c'est sûr que si j'avais vu une version 2D j'aurais sans doute pensé la même chose que pour les épisodes précédents. J'aurais peut-être même trouvé Afterlife plus laborieux, parce qu'il y a de longs ralentis tout le temps pour profiter encore plus de la 3D, et donc forcément, en 2D je suppose que ça fait bizarre de voir chaque scène d'action se dérouler comme ça. Mais là, voilà, c'est ce que j'espérais depuis le début : si ça doit rester le genre de film où un type de 3 mètres avec un sac sur la tête et une hache-marteau se balade dans les rues de Los Angeles sans explication (enfin je suppose que l'explication c'est qu'il est tiré d'un des jeux vidéo mais mon dernier c'était Resident Evil 3 sur la première Playsation donc c'est loin), où les interactions entre un frère et une soeur qui se croyaient morts se limitent à peu près à "Claire ? Je te croyais morte ! -Mais t'es qui ? -Ton frère. -Je me rappelle pas. -Mais si, ton frère ! -Ok.", où l'existence de chaque personnage est oubliée dans les 30 secondes qui suivent sa mort, alors il faut que l'action en jette, et pour une fois, ça y est, il y a un peu plus de moments mémorables qu'un coup de pied acrobatique à un chien zombie ou une moto qui vole à travers les vitraux d'une église.

Le film débarrasse Alice des pouvoirs magiques utilisés dans Extinction
pour se reconcentrer sur un classique du premier volet, le coup de savate volant dans la gueule.

S'il vous faut quelque chose de plus cérébral, ou si l'idée d'un arrière-goût de Matrix assez prononcé est susceptible de rendre le film ringard pour vous, ou si vous considérez la 3D qui en fait des tonnes dans le genre "attention baisse-toi !" comme un gadget pour enfants, ou si vous ne comptez pas le regarder en 3D du tout, ben voilà, c'est une série B bas-du-front, pas beaucoup plus crétine que la moyenne des Marvel et consorts mais sans le casting et les effets spéciaux haut-de-gamme pour la tirer vers le haut, donc ça reste aussi dispensable que les autres Resident Evil. Mais si ça vous amuse de voir le cinéma renouer avec ses racines d'attraction foraine de temps en temps, alors il y a des chances que ça vous fasse goleri de voir Milla Jovovich faire des pirouettes dans un hélicoptère en plein crash ou sauter d'un toit d'immeuble avec une horde de morts-vivants aux trousses.

 

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Resident Evil: Afterlife 3D (2010), écrit et réalisé par Paul W.S. Anderson (Mortal Kombat). Avec Milla Jovovich (Ultraviolet), Ali Larter (Heroes), Boris Kodjoe (Clones), Wentworth Miller (Prison Break), Kacey Barnfield (Lake Placid 3), Shawn Roberts (xXx: Reactivated), Kim Coates (Sons of Anarchy), Spencer Locke (Tarzan).

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Fais pas ta pute

Bon, j'aime pas mendier, mais tu sais que je t'aime, ami lecteur, et que je sais que tu adores ce que j'écris, alors je me disais que par exemple, tu vois,  pour faire un beau geste, ce serait sympa si une fois de temps en temps histoire de filer un petit coup de pouce, tu lâchais quelques piécettes pour que j'ai un film de plus à chroniquer ici tu vois ? Non je sais que ça fait minable de réclamer comme ça mais putain,  tu crois qu'un mec qui a payé pour voir Gingerdead Man se soucie encore de son image de marque ? Et je sais que c'est la crise et que t'as des fins de mois difficile, mais bordel je demande pas la lune non plus, quand je pense au temps que tu passes GRATUITEMENT sur mon blog qui illumine ta journée ennuyeuse au bureau, je me dis que m'offrir un DVD de temps en temps ce serait un juste retour des choses quand même. Y a pas d'obligation hein, mais quand même quoi vazi fais pas ta pute. A ton bon coeur, mec. Tu le regretteras pas. Et je te cacherai pas que pour le moment, cette opération est un bide complet donc si tu décidais de participer, ça ferait de toi le premier contributeur, soit un genre de membre Gold du site tu vois, la classe. En plus si ça se trouve c'est déductible des impôts ou un truc du genre, renseigne-toi mec, ça vaut le coup.

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