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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:01

Chouette ! 3 films science fictionEncore une de ces merveilleuses compilations de chez Antartic que les supermarchés écoulent à vil prix ! Avec deux productions The Asylum et un film de monstre Syfy au programme, celle-ci était évidemment particulièrement... comment dire... alléchante. Je continue à rêver qu'un jour, je trouverai un vrai bon gros nanar là-dedans et pas simplement un énième navet chiant et j'osais espérer qu'il y aurait au moins un truc regardable dans ce lot de trois. Et j'avais raison, mais un sur trois n'est pas un très bon score.

Terminators, avec son titre qui prouve la confiance absolue que les producteurs placent en leurs avocats, est pompé sur les plus récents épisodes de la série entamée par James Cameron, puisqu'il raconte la lutte entre une armée de cyborgs en révolte contre l'humanité et une poignée de survivants d'une petite ville des environs de Los Angeles décidés à ne pas laisser le monde tomber aux mains des machines. Heureusement pour eux, les "T-R" (des costauds en marcel incarnés par le héros de Mega Piranha, des mêmes auteurs) pratiquent le génocide de façon artisanale, en coursant leurs victimes dans les rues de manière désordonnée pour les exécuter une par une, avec la réplique "airsoft" du flingue de RoboCop, quand ce n'est pas à la barre de fer voire à la main. Je crois qu'il y a une belle leçon à tirer de ces robots qui refusent de travailler comme des robots, de se plier à une logique de productivité et d'efficacité, et qui préfèrent y aller à l'instinct, tout en restant professionnels. Pour vous dire, il y en a même un qui laisse échapper quatre personnes pour prendre le temps de s'assurer qu'il en a bien tué une. Enfin bref, du coup, ça laisse une chance au petit groupe de héros d'explorer la campagne californienne en quête de carburant pour vaisseau spatial (tout comme il y a toujours des trousses de soins et des caisses de munitions abandonnées dans n'importe quel décor de jeu vidéo, il y a toujours du carburant pour vaisseau spatial qui traîne dans la campagne californienne). Leur seul espoir : gagner la station orbitale d'où sont contrôlés les T-R, et les désactiver.


Terminators 03A l'exception d'A Martinez (dont le nom n'évoquera pas grand'chose aux plus jeunes
d'entre vous qui n'ont pas connu la grande époque de Santa Barbara),
les acteurs sont les suspects habituels de chez Asylum.


Pour une fois, on est face à une production The Asylum plus amusante que ce à quoi on pourrait s'attendre. Il n'y a pas trop de blabla et pas mal d'action (même si elle n'est pas de toute première qualité) et surtout, son scénario est suffisamment invraisemblable et son budget suffisamment minable pour que les moments nanaresques ne se limitent pas à quelques images drôles dévoilées dès la bande annonce. La base spatiale du futur qui fonctionne avec des joysticks et des vieux écrans cathodiques, le QG des concepteurs des T-R qui évoque une parodie de SF fauchée des années 70, les Terminators qui ont des bombes atomiques et des engins volants avec des canons laser mais qui attaquent les humains un par un et parfois au corps-à-corps, le héros qui sort de nulle part et qui est miraculeusement concepteur et assembleur de cyborgs, pilote de  vaisseau et possesseur d'un fusil anti-Terminators (alors que même les militaires envoyés les combattre n'en ont pas !), un coup de théâtre débile au bout d'une heure, des scènes incroyablement gore, un "boss de fin" dont l'arme ultime est, tenez-vous bien, un COUTEAU, un bête commutateur on/off pour mettre fin à l'apocalypse... On ne se bidonne pas constamment d'un bout à l'autre mais c'est raisonnablement divertissant.


Terminators 02On nous apprend que les redoutables T-R peuvent détecter une cigarette allumée à des kilomètres,
mais une cachette astucieuse comme celle-ci par contre ça les feinte complètement.


Dragon Fury alias La Fureur du serpent ailé n'est même pas de la SF mais une histoire de monstre géant qui mêle lutte anti-gang et mythologie précolombienne. Pour protéger son village d'un baron de la drogue, le jeune Carlos (ou c'est Miguel ? Je ne sais plus, les scénaristes n'ont pas été super créatifs sur les noms) quitte son Yucatan natal pour la Californie (il y a des studios tellement fauchés qu'ils n'ont même pas les moyens de délocaliser à Vancouver) où un prêtre va lui apprendre à invoquer un gigantesque serpent ailé qu'il utilise ensuite pour massacrer la bande du méchant Jesus Franco (là je ne sais pas si c'est un clin d'oeil au réalisateur des Nuits de Dracula ou un hasard). Les flics qui enquêtent sur Franco ont du mal à croire à une histoire de reptile volant mais doivent se rendre à l'évidence quand les meurtres s'enchaînent et que les preuves s'accumulent. Carlos (ou Juan ?) a en effet perdu les pédales et sort son gros serpent partout sans aucune retenue ni discrétion, et il faudra toute la détermination de la tête brûlée de la police de L.A., l'inspecteur Griffin, pour l'arrêter.


Dragon Fury 02Ce figurant surpris et terrorisé par l'apparition du Kukulcan est particulièrement convaincant.


La jaquette s'enorgueillit de la contribution du "légendaire Roger Corman" à ce piteux téléfilm, mais comme je pense l'avoir déjà dit en ces pages, ça ne m'étonnerait pas que ce vénérable octogénaire se contente aujourd'hui de louer son nom plutôt que ses compétences. T'as une série B minable à vendre ? T'envoies un chèque à Roger Corman, d'un coup tu as son nom sur ta jaquette. Avec la caution morale du pape de la série B, les fans se diront que ça peut pas être si mauvais et les sites professionnels de vieux puceaux type BloodyDisgusting ou HorrorNews seront plus indulgents dans leurs critiques parce que descendre complètement une production Roger Corman, dans le milieu, ça ne se fait pas. Moi, heureusement, je ne suis qu'un amateur alors je peux me permettre de dire que Dragon Fury est un peu pourri, avec son scénario de merde et ses acteurs de troisième zone. L'idée de départ n'est pas inintéressante et les effets spéciaux, bien que médiocres, ne sont pas ridicules, mais tout part en couilles très vite. Bon alors après je ne dis pas que ça n'a pas un petit côté "tellement mauvais que c'est drôle", la VF a l'air d'avoir été écrite par Google Traduction, le héros censé être trop cool est complètement ringard, tout est super cheap et mal joué, l'épilogue est particulièrement crétin... Mais ça n'est pas assez marrant pour justifier de perdre 80 minutes devant.


Dragon Fury 01Les bestioles de Last Dragon ou Age of Dragons sont un poil plus réussies
mais celle-ci a au moins le mérite d'interagir un peu avec les personnages.


Space Destructors, également intitulé Et la Terre s'arrêta..., est la version à trois sous du Jour où la Terre s'arrêta produite pour profiter de la sortie en salles du remake avec Keanu Reeves. Des robots de l'espace hauts comme des gratte-ciels prennent position dans des centaines de villes à travers le monde. Une strip teaseuse extraterrestre avertit alors Joshua, un soldat qui l'a capturée, que les géants de métal détruitont le monde au coucher du soleil à moins que quelqu'un ne lui prouve la valeur de l'humanité d'ici-là. Les militaires préfèrent la garder en otage en pensant que les machines n'oseront pas attaquer tant que leur copine est prisonnière des Terriens, mais Joshua l'aide à s'évader et va tenter de lui montrer que le monde mérite d'être épargné. Je vous laisse deviner si le scénariste, dans un grand moment de subtilité, va amener JOSHUA à se sacrifier pour le pardon de nos péchés et s'il va être ressuscité.


Space Destructors 03Probablement rejetés au casting de Transmorphers, les "Space Destructors"
sont désespérément immobiles pendant tout le film.


On retrouve les ingrédients de la plupart des films catastrophes de chez Asylum : quelques has been en vedettes (ici, C. Thomas Howell, également réalisateur, et Judd Nelson), quelques effets spéciaux dérisoires, 1h20 d'acteurs qui fixent intensément des écrans d'ordinateurs en débitant du jargon pseudo-militaro-scientifique ou qui courent dans quelques hangars et ruelles de Los Angeles au gré d'une intrigue nulle. Mais ça manque d'un craignos monster à la poulposaure ou supercroco, remplacés ici par des robots géants plantés les bras ballants dans les décors, qu'on voit rarement et qui ne font rien ou presque. Alors déjà que Megashark vs Giant Octopus et consorts sont rarement aussi goleri qu'on l'espère, vous imaginez comme Space Destructors reste terne malgré sa connerie prononcée. L'histoire repose sur une idée qui tenait debout dans les années 50 mais n'a plus beaucoup de sens aujourd'hui, surtout présentée de cette façon (quelle nouvelle arme acquise par les Terriens pourrait bien effrayer une civilisation qui possède des centaines de robots de guerre indestructibles ?) et sa résolution est complètement idiote, du coup on a l'occasion de sourire quelques fois, mais pas plus.


Space Destructors 02Dans cette scène, les héros sont obligés de fuir à pieds parce qu'ils n'ont pas réussi à trouver
de véhicule dans les rues désertées de la ville. Je vous jure c'est vrai.


Pour résumer, on a affaire à 3 couillonnades de série Z et il y a bien des moments de comique involontaire dans chacune, mais pas suffisamment pour passer 4 heures devant la compilation complète. Seul Terminators est assez "riche" pour se suivre d'un bout à l'autre sans vraiment s'ennuyer (à condition d'être amateur de nanars, s'entend). Comme il passe de temps en temps sur la TNT, dépenser 5€ pour le voir par le biais de ce pack n'est pas forcément une super affaire.

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Published by Toxic - dans Science-fiction
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Fais pas ta pute

Bon, j'aime pas mendier, mais tu sais que je t'aime, ami lecteur, et que je sais que tu adores ce que j'écris, alors je me disais que par exemple, tu vois,  pour faire un beau geste, ce serait sympa si une fois de temps en temps histoire de filer un petit coup de pouce, tu lâchais quelques piécettes pour que j'ai un film de plus à chroniquer ici tu vois ? Non je sais que ça fait minable de réclamer comme ça mais putain,  tu crois qu'un mec qui a payé pour voir Gingerdead Man se soucie encore de son image de marque ? Et je sais que c'est la crise et que t'as des fins de mois difficile, mais bordel je demande pas la lune non plus, quand je pense au temps que tu passes GRATUITEMENT sur mon blog qui illumine ta journée ennuyeuse au bureau, je me dis que m'offrir un DVD de temps en temps ce serait un juste retour des choses quand même. Y a pas d'obligation hein, mais quand même quoi vazi fais pas ta pute. A ton bon coeur, mec. Tu le regretteras pas. Et je te cacherai pas que pour le moment, cette opération est un bide complet donc si tu décidais de participer, ça ferait de toi le premier contributeur, soit un genre de membre Gold du site tu vois, la classe. En plus si ça se trouve c'est déductible des impôts ou un truc du genre, renseigne-toi mec, ça vaut le coup.

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