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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:29

Sexy Girls 3 FilmsAyant commencé 2011 sur un film avec des strip teaseuses, je me suis dit que ça vous ferait plaisir si je démarrais 2012 avec quelque chose d'aussi classe que cette compilation "Sexy Girls" de chez Aventi, que les supermarchés tentent de vendre 5€ en cette période de soldes. Il y en a plusieurs, sur différents thèmes, Halloween, les monstres géants, les sous-Saw, etc, mais je ne peux quand même pas tout acheter et vous parler de tout, il faut faire un choix, j'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir choisi celle-ci. Ma femme m'en voudrait sûrement, heureusement qu'elle ne me lit jamais. Mais à vous, mes trois ou quatre chers lecteurs, je sais que je peux me permettre de parler de choses comme ça, car vous avez l'esprit large et en général si vous êtes arrivés ici c'est que vous cherchiez "Véronique et Davina sous la douche" ou "fille en string qui mouille" donc ne faites pas les innocents, merci.

Sous ce label de "Sexy Girls" sont réunis trois films de seins sans grand rapport les uns avec les autres si ce n'est la mise en avant de la plastique de leur actrice principale pour appâter le chaland : Snapdragon de 1993 avec Pamela Anderson, Three de 2006 avec Kelly Brook de Piranha 3D, et Eve de 2002 avec une ex-Miss Norvège, Inger Ebeltoft. Le premier est un "thriller érotique" comme il s'en est produit par paquets de douze à l'époque pour surfer sur le succès de Basic Instinct, le deuxième évoque un mix de Open Water et Koh-Lanta avec une pointe de fantastique, et le dernier est... comment dire... faudra que je vous explique tout à l'heure, ça se résume pas comme ça. Chacun des trois films est proposé sur son propre disque, avec le strict minimum dessus (que la VF, peu voire pas de bonus en dehors de bandes annonces).

Les plus jeunes d'entre vous ont peut-être du mal à s'en rendre compte, mais à une époque, Pamela Anderson était une énorme vedette par chez nous. Bien sûr, les gens l'ont toujours raillée comme une poupée Barbie vulgaire et sans aucun talent d'actrice, n'empêche que ses gros nichons faisaient rêver la France entière, et quand Snapdragon est arrivé de ce côté de l'Atlantique, internet dans les chaumières c'était encore de la science-fiction. Du coup forcément, avec la promesse de voir à quoi elle pouvait bien ressembler sans son maillot rouge d'Alerte à Malibu, ça a dû être un sacré succès en vidéoclubs malgré son pedigree douteux. Oui parce que c'était aussi l'époque où on avait encore des vidéoclubs. Alors aujourd'hui évidemment le film se retrouve un peu désuet puisqu'il suffit à n'importe quel fan de Pamela Anderson d'une demi-seconde de recherche Google pour trouver de quoi admirer sous toutes les coutures ce corps sculpté à la sueur du front de son chirurgien. Mais il y a une génération pour qui un événement comme les seins de Pamela Anderson dans un film fut l'équivalent de l'alunissage de la capsule à Paulo pour leurs parents.


Snapdragon 01Désolé les gars mais je vais quand même pas vous niquer tout le suspense
en vous mettant directement une capture d'écran où on voit les bouts !


Enfin tout ça pour dire que sous nos yeux blasés de spectateurs de 2012, ce qui subsiste c'est un polar paresseux et con dont le scénario invraisemblable mixe Basic Instinct avec les vieux mythes sur la traite des Blanches. Une serial killeuse séduit des hommes puis les égorge pendant l'amour. L'enquête piétine, la police ne parvenant pas à établir de lien entre les victimes. L'inspectrice demande l'aide de son amant psychologue, dont la perspicacité paraît douteuse au départ ("peut-être qu'elle se teint les poils ?") mais qui va petit à petit comprendre que les meurtres constituent la vengeance d'une blonde kidnappée puis vendue comme esclave sexuelle à de méchants Chinois quand elle était petite. L'intrigue progresse mollement, les coups de théâtre sont prévisibles, de temps en temps il y a une scène un peu coquine et il faut attendre quasiment une heure avant un vrai plan nichons de la vedette. Bref, si vous êtes nostalgique des téléfilms avec Shannon Tweed ou Anna Nicole Smith que TF1 diffusait le samedi soir il y a une quinzaine d'années sous la bannière "Hollywood Night" ou si vraiment vous n'avez encore jamais vu un téton de votre vie et que vous n'osez pas mater du porno sur le net, Snapdragon peut titiller votre curiosité (entre autres) mais c'est quand même assez nul et dispensable.


Snapdragon 02Au départ il y a l'ébauche de ce qu'on suppose être une fausse piste,
mais celle-ci n'est finalement pas du tout explorée.


Three alias Survival Island ou encore Survie est plus original, plus sexy et moins médiocre mais tout de même pas terrible. Signé par un spécialiste des histoires de robinsons également réalisateur du nanaresque Mac et moi, il met en scène trois personnes échouées sur une île déserte paradisiaque après le naufrage d'un bateau de croisière. Il y a là un couple de riches touristes et un bellâtre hispanique qui faisait partie de l'équipage. La tension monte vite entre les trois, l'hidalgo déteste le mari parce qu'il a l'impression d'avoir été traité comme un domestique lorsqu'ils étaient à bord, le mari se méfie du beau gosse parce qu'il se doute qu'il va essayer de se taper sa femme, l'épouse est agacée par les avances incessantes du jeune dragueur alors que son mari est là mais ne rechignerait pas devant un bon coup de bite quand même. Pour ne rien arranger, la bouffe est rare et devient le moyen de s'établir comme le mâle dominant du trio... Forcément, les sangs s'échauffent et les chances pour que tout ça finisse bien sont aussi limitées que la garde-robe de l'héroïne.


Three 01Moi je vous dis que ça va mal finir cette histoire.


L'idée de départ n'est pas inintéressante, Kelly Brook perd tous ses vêtements sauf son petit maillot de bain pas trop longtemps après le début du film, et il y a Billy Zane (pour une fois sans moumoute) dans un rôle qui lui va bien, donc le résultat n'est pas franchement irregardable. Mais à côté de ça, il y a des trucs vraiment couillons (la cause des malheurs de tout le monde est une sorcière vaudou, ancienne maîtresse du petit gigolo, qui lance ses malédictions en dansant, en fumant le cigare, et en se servant d'ingrédients qui génèrent une lumière verte dans son frigo), et des rebondissements plutôt rares et pas vraiment surprenants. En définitive ça aurait peut-être mieux fonctionné en épisode des Contes de la Crypte que comme long métrage, là on s'ennuie un peu. Du coup ce n'est pas non plus pour ce film que je vous conseillerais de débourser 5€ pour vous le procurer. Reste donc Eve...


Three 02Non mais oui évidemment, vu sous cet angle-là, Three n'est pas complètement raté c'est sûr.


La jaquette présente Eve comme "l'incroyable histoire de la première femme", et je voyais un gros potentiel nanaresque dans l'idée de consacrer tout un film aux aventures de la meuf à Adam. En fait c'est même pour ça que j'avais acheté cette compilation, au départ. J'espérais une version biblique de 1 million d'années avant J.C., une prequel coquine des Dix Commandements et de La Passion du Christ. En fait, j'étais à peu près totalement à côté de la plaque. Radicalement différent de ses deux camarades de boîtier, c'est un film expérimental canadien dont les plus proches cousins cinématographiques sont à chercher parmi des productions comme Baraka ou l'oeuvre de Godfrey Reggio (Powaqqatsi et tout ça). C'est une succession de séquences sans dialogue ni narrateur, de belles images de paysages splendides amoureusement filmées en divers points du globe, sur de la musique genre "CD de relaxation de chez Natures et Découvertes". Ca n'est pas exactement pareil qu'un truc comme Koyaanisqatsi, parce qu'à la place de Philip Glass c'est un mélange d'électro (Moby) et de fausse world music pour Occidentaux fatigués (Deep Forest), et parce qu'il y a quand même un tout petit bout d'intrigue minimaliste. Mais aussi et surtout parce qu'à la place d'images de la civilisation destinées à montrer à quel point l'humanité s'est éloignée de la nature à cause de la méchante technologie, quand la caméra n'est pas sur une chute d'eau ou une montagne, elle filme des mannequins tout nus qui se font des câlins.


Eve 01Là c'est un peu tout l'esprit du film résumé en une seule image.


Ca reste quand même un genre "d'histoire de la première femme" si on veut, on suit une blonde sculpturale qui arpente des décors sublimes en rêvant d'un compagnon, qui découvre qu'elle n'est pas seule sur Terre en voyant la silhouette d'une main peinte sur des roches, et tente désespérément de retrouver l'homme qui a laissé ces traces. Ca fait peu pour meubler 70 minutes, et la plupart des scènes sont de type "Eve court sur la plage/dans le désert", "Eve marche dans la grotte/jungle" ou "Eve, alanguie sur un rocher, rêve de beaux couples qui jouent à picoti-picota". C'est vraiment très déroutant quand on s'attendait à un film "classique", on reste un long moment à se dire qu'il va se passer un vrai truc, que quelqu'un va dire quelque chose, que les personnages vont interagir autrement qu'en se caressant au ralenti, avant d'admettre que non, finalement, ce sera ça jusqu'au bout. Du coup, c'est quand même assez difficile de rester attentif jusqu'à la fin : certes, c'est joli à voir, mais se le farcir en entier équivaut grosso modo à rester assis devant plus d'une heure de pubs pour du gel douche à prétention écolo et du parfum de luxe genre "avec ça tu vas pécho comme un séducteur rital" mises bout à bout. On pourrait dire que, de la même façon qu'il y a de la musique d'ambiance, Eve est un "film d'ambiance", à diffuser en boucle sur un écran pour décorer un sauna échangiste un peu classe ou une chambre à suicide comme dans Soleil Vert, pas quelque chose qu'on regarde pour de bon.


Eve 02Mesdames, si ça peut vous consoler,
pendant le générique de fin on voit aussi des kikis.


En résumé, malgré un contenu assez riche en "sexy girls" promises sur la jaquette, aucun des trois films ne justifie vraiment l'achat du coffret. Snapdragon frise le nanar mais ne s'élève finalement jamais au-delà du mauvais téléfilm con. Three se laisse regarder mais reste totalement dispensable (à moins, peut-être, d'être amoureux de Kelly Brook). Quant à Eve, j'aurais vraiment aimé pouvoir vous le conseiller en tant que film rare et insolite, parce que c'est vrai que de l'érotisme expérimental touristico-ésotérique vous n'en verrez pas tous les jours, mais je ne peux décemment pas vous faire acheter un film tout en vous disant qu'il y a peu de chances que vous vouliez le voir jusqu'au bout. A moins de n'avoir vraiment rien d'autre pour vous rincer l'oeil, ce qui m'étonnerait beaucoup, vous pouvez laisser ces trois pin-ups se languir dans le bac de soldes. 

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commentaires

Artemis 25/01/2012 11:17


Déjà vu (m'enfin!) même si, 'ffectivement, j'avais un an lors de la sortie   Je n'arrive pas
à resituer la-dite expression pour le moment, mais je tâcherai de m'en souvenir lors d'un prochain visionnage.

Toxic 25/01/2012 11:55



Quand ils font écouter un enregistrement à Roger de Jessica avec un autre homme. Elle dit un truc comme "j'ai très envie de jouer à picoti-picota avec vous", puis elle et le type se mettent à
répéter "hmmm picoti, picota, picoti, picota, hmmm", Roger est horrifié, il crie "PICOTI-PICOTA ?" et les mecs qui lui ont passé l'enregistrement lui disent un truc du genre "allez Roger,
resaisis-toi, t'es pas le premier gars dont la femme se fait choper en train de jouer à picoti-picota avec un autre." Tiens c'est même en vidéo sur YouTube !



Artemis 24/01/2012 15:58


"Picoti-picota" ??? C'est le nouveau terme à la mode et politiquement correcte pour parler de cochoncetés ? Et j'étais même pas au courant ?!?!??

Toxic 24/01/2012 23:52



En fait c'est vieux, ça vient de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? qui date certes probablement d'avant ta naissance, mais que tu devrais regarder quand même !



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Bon, j'aime pas mendier, mais tu sais que je t'aime, ami lecteur, et que je sais que tu adores ce que j'écris, alors je me disais que par exemple, tu vois,  pour faire un beau geste, ce serait sympa si une fois de temps en temps histoire de filer un petit coup de pouce, tu lâchais quelques piécettes pour que j'ai un film de plus à chroniquer ici tu vois ? Non je sais que ça fait minable de réclamer comme ça mais putain,  tu crois qu'un mec qui a payé pour voir Gingerdead Man se soucie encore de son image de marque ? Et je sais que c'est la crise et que t'as des fins de mois difficile, mais bordel je demande pas la lune non plus, quand je pense au temps que tu passes GRATUITEMENT sur mon blog qui illumine ta journée ennuyeuse au bureau, je me dis que m'offrir un DVD de temps en temps ce serait un juste retour des choses quand même. Y a pas d'obligation hein, mais quand même quoi vazi fais pas ta pute. A ton bon coeur, mec. Tu le regretteras pas. Et je te cacherai pas que pour le moment, cette opération est un bide complet donc si tu décidais de participer, ça ferait de toi le premier contributeur, soit un genre de membre Gold du site tu vois, la classe. En plus si ça se trouve c'est déductible des impôts ou un truc du genre, renseigne-toi mec, ça vaut le coup.

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