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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 08:56

J'ai tendance à croire naïvement que la distribution de merdouilles pour bacs de soldes se fait exclusivement par le biais d'éditeurs spécialisés dans ce domaine, comme Zylo ou Aventi. Mais non, parfois, c'est chez un vrai éditeur, sous une belle jaquette plutôt qu'un truc pondu par un graphiste stagiaire à qui on a simplement dit "il faut un dragon" ou "il faut des types avec des casques et des épées" sans même fournir une seule vraie image du film. Et du coup je me laisse avoir comme un couillon et j'achète en pensant que pour une fois je vais voir un vrai film et pas un navet tourné en dix jours dans les Balkans avec des acteurs de soap opera. Alors, c'est vrai que celui-ci est sorti en 3D dans une poignée de salles aux Etats-Unis, mais ça ressemble quand même plus aux téléfilms produits pour la chaîne Syfy qu'à ce que j'espérais. C'est la désillusion de Mammouth qui se répète.

L'action se déroule dans la plus petite ville du monde, New York, qui consiste en un seul pâté de maisons en Bulgarie. Des débris d'un satellite russe transportant des araignées mutantes s'écrasent dans la station de métro locale. Les bestioles se mettent évidemment à tuer des gens et l'armée débarque, non pas pour éradiquer la menace mais au contraire pour étudier la possibilité de l'utiliser à des fins militaires. La zone est placée en quarantaine et, pas de chance, il y a apparemment un seul appartement occupé dans la zone, et c'est celui de la future ex-femme et la fille du responsable de la sécurité du métro. Notre homme, qui a vu suffisamment de films catastrophes dans sa vie pour savoir que les pires désastres n'arrivent que pour permettre aux couples en crise de comprendre qu'ils doivent se remettre ensemble, décide donc de tout risquer pour les sauver. Mais il ignore que le scénariste a confondu les araignées avec les fourmis ou les termites (d'ailleurs le dialogue les appelle des "insectes") et qu'elles ont donc une "reine" gigantesque planquée dans un recoin de la station...
 


Décorateurs et accessoiristes se sont donné du mal pour reconstituer un petit morceau d'Amérique
à Sofia, mais malgré leurs efforts, leur Manhattan ne parvient pas à faire illusion.


Parmi les quelques éléments notables de Spiders, il y a le fait que même les figurants jouent mal. Des gens qui sont juste là pour marcher dans la rue derrière le héros, ou faire semblant de téléphoner ou de discuter avec quelqu'un en arrière-plan, parviennent à se faire remarquer par leur manque total de naturel. En dehors de ça, et de cette tentative dérisoire de représenter Manhattan avec les mêmes décors recyclés à l'infini (qu'on repère facilement parce qu'ils n'ont pas pris la peine de changer les devantures des faux magasins d'une prise à l'autre), c'est le même mauvais film de monstre que tant d'autres. Acteurs sans charisme qui jouent sans conviction, scénario bidon, effets spéciaux pas trop ridicules mais médiocres, vous avez probablement déjà somnolé devant ça un soir sur NT1 ou NRJ12, même si c'était peut-être des anguilles électriques ou des vélociraptors à la place des araignées.
 


Comme souvent dans ce type de production, les bébêtes ne sont pas minables,
mais pas réussies non plus, et on n'y croit donc même pas un tout petit peu.


Dans le dernier quart d'heure la créature de la jaquette se décide à sortir de sa tanière, et ce qui n'était jusque-là qu'un téléfilm d'animaux tueurs insipide devient alors un téléfilm de monstre géant insipide. Il y a un tank et un hélicoptère et une automitrailleuse et une escouade de types avec des fusils d'assauts qui tirent sur la reine des araignées sans l'égratigner, et des morceaux du décor qui explosent, et malgré ça la fin de Spiders n'est pas plus passionnante que les 65 premières minutes. On a beau revoir ses attentes à la baisse une fois qu'on a pigé la nature du produit, il n'y a vraiment rien à se mettre sous la dent, pas une idée originale, pas un personnage un tant soit peu intéressant, pas un acteur qui se donne du mal pour faire vivre un peu son rôle. L'histoire et ses rebondissements sont idiots, le rythme est mollasson. Et comme rien n'est jamais assez ridiculement mauvais pour être vraiment drôle, on s'ennuie ferme.
 


Il faut attendre la fin pour que la fameuse reine attaque, et en définitive elle ne fait rien
de plus spectaculaire que les araignées géantes-mais-plus-petites qui meublent le reste du film.


Dans le merveilleux monde des séries B super bas-de-gamme, il y en a qui sont techniquement plus mal faites, ou encore plus débiles, ou encore plus mal jouées, mais qui au moins apportent un peu de divertissement, soit parce qu'elles sont particulièrement nulles, soit parce qu'un ou deux éléments farfelus les sauvent de l'inintérêt total. Mais de Spiders, tout ce qu'il y a à tirer, c'est vraiment cette pauvre anecdote à partager avec les gens avec qui vous avez l'habitude de discuter de vos mauvaises habitudes de regarder des films pourris : "tiens, j'ai vu un film censé se dérouler à New York mais en dehors des stock-shots tu vois bien que tout a été tourné en studio dans deux rues factices", ce qui est clairement insuffisant pour justifier l'achat du DVD et le visionnage du film. La prochaine fois j'essaierai de me méfier un peu plus des belles jaquettes de chez Metropolitan.


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Spiders (Spiders 3D, 2013), réalisé par Tibor Takács (The Gate - La Fissure) sur un scénario de Joseph Farrugia (La Cité de la p.. ah, non, ça c'est Dominique, pardon). Avec Patrick Muldoon (Starship Troopers), Christa Campbell (Hell Driver), Sydney Sweeney (The Ward - L'Hôpital de la terreur), Pete Lee-Wilson (Blade II), William Hope (xXx).

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 09:27

Dragon Fear P51 Dragon Fighter JabberwockNoël, pour les éditeurs de DVDs, ce n'est pas seulement le moment de sortir leurs intégrales, leurs coffrets collectors ou leurs éditions spéciales avec un gadget à l'intérieur (tu sais, des fois tu penses qu'ils ne sortiront plus jamais de James Bond et qu'il est temps de les acheter tous d'un coup, ou que t'aies envie de payer ton film 30% plus cher pour avoir le disque de bonus que tu regarderas jamais, ou que tu sois la seule personne au monde à avoir kiffé Amazing Spider-Man 2 et que tu veuilles marquer le coup en claquant 100€ pour avoir un seul film et une tête de Jamie Foxx en plastique). C'est aussi une bonne période pour rassembler n'importe quoi par thèmes et te vendre une boîte de trucs que t'aurais jamais achetés séparément. Personne n'a envie de posséder Opération Espadon, parce que même la perspective de revoir les seins d'Halle Berry ne vaut pas ça, mais si tu le mets dans un coffret "Braquages" avec Heat, là, d'un coup, t'as une chance de l'écouler. Et ça marche aussi avec les téléfilms nazes, t'en fais des coffrets à 10€ qui deviendront le parfait cadeau impersonnel pas cher pour un collègue que tu connais pas trop mais y a une fête de Noël au bureau et chacun est censé ramener un cadeau pour quelqu'un d'autre.

Notez que ça fait aussi de parfaits cadeaux pour moi. Et aujourd'hui remercions donc jakbonhom, jeune lecteur du Var qui m'a offert cette collection de films de dragons que vous retrouverez à n'en pas douter dans les bacs de soldes ces jours-ci maintenant que Noël est fini et qu'il va falloir écouler des palettes d'invendus. Elle faisait un peu envie quand même au départ. Les films de dragons, j'ai beau n'en avoir chroniqués que des mauvais ici récemment, je garde espoir. Et puis ce n'est pas une compilation de 4 films trop similaires malgré leur thème commun, il y a un film d'aventures, un film de guerre, un film d'heroic fantasy et un film de monstre géant. Plus de variété que dans les lots  de type "4 films catastrophes", donc. Et sans pour autant cette impression d'être simplement face à 4 merdes piochées au hasard, qu'on peut avoir face à des coffrets genre "4 films d'horreur".


Dragon Fear 03Préparez-vous à du grand spectacle qui en met plein les mirettes, les amis.


Dragon Fear passe parfois à la télé sur des chaînes spécialisées dans ce genre de conneries sous le titre Le Trésor perdu du Grand Canyon. Au XIXème siècle, un vieil archéologue à la recherche d'un artefact mythique découvre à ses dépens qu'une tribu aztèque adoratrice du dieu Quetzalcoatl, le Serpent à plumes, a survécu chez les indiens Hopi du Grand Canyon, et que ces braves gens gardent leur monstrueuse divinité sous contrôle en lui offrant des intrus à grignoter. La fille du professeur, jouée par la meuf de Beverly Hills, mène le reste de l'équipe d'archéologues à sa recherche. Malheureusement ils mettent quasiment 40 minutes de film à arriver à la grotte en carton-pâte où se déroule l'action. Là, ils affrontent une vilaine gargouille (qui ne ressemble ni au monstre de la jaquette française ni à un serpent à plumes) et tout ce que la production a pu rassembler comme figurants bronzés en pagne dans l'Ouest canadien. Parviendront-ils à sauver leurs compagnons capturés ? Ou risqueront-ils leur vie pour emporter le trésor fabuleux (une dizaine de bijoux en toc et de poteries minables) gardé par le méchant dragon dont les doubleurs français ont quelques difficultés à prononcer le nom ?


Dragon Fear 01Le concepteur de la créature n'a pas su orthographier correctement "Quetzalcoatl" dans Google Images,
du coup il a simplement mélangé les modèles de T-Rex et de démon fournis dans son freeware d'animation 3D.


J'espère ne pas décevoir trop de monde en annonçant que c'est le genre de téléfilm sans budget et sans énergie qui fait passer des direct-to-video comme Le Roi Scorpion 2 pour des superproductions palpitantes. C'est ringard, c'est mou, et par moments c'est d'une bêtise assez confondante. Comme lorsque les archéologues voient les Aztèques placer un type sur un autel et s'emparer d'un grand couteau et non seulement ils restent regarder sans rien faire, mais ils regardent en se demandant à voix haute ce qui va bien se passer maintenant. Comme si le concept de sacrifice humain était totalement étranger à des archéologues spécialistes des Aztèques. Ou quand, un peu plus tard, le vieux professeur annonce qu'il va falloir faire très attention à "la Bête", et un des mecs du groupe qui l'a retrouvé répond un truc comme "le malheureux, il est devenu fou", alors que lui-même vient de voir la créature en question de ses propres yeux 2 minutes plus tôt. On appréciera aussi la séquence de 5 minutes de rediffusion de scènes précédentes en l'honneur d'un personnage qui vient de se sacrifier, comme si le réalisateur avait peur que sans ça on ne pige pas pourquoi ses compagnons étaient tristes. Et ensuite il se dé-sacrifie et tout va bien, et je dois dire que j'ai été soulagé à ce moment-là parce que c'est là qu'est arrivé le générique et que j'ai espéré que le pire était passé et que le reste du coffret allait être moins mauvais.


Dragon Fear 02Quelques scènes étonnamment sanglantes de gens qui se font couper en deux
ne suffisent pas à empêcher une certaine somnolence.


Le deuxième film, P-51 Dragon Fighter, se déroule en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale et même si j'étais préparé à l'éventualité que ça soit un tout petit peu moins bien que Casablanca, j'espérais que ça puisse être une variation rigolote ou originale autour de l'idée, régulièrement exploitée au cinéma, que les Nazis ont tenté de recourir au surnaturel pour renforcer la puissance du Reich. Ici, des oeufs de dragon déterrés dans le désert tombent entre les mains de Rommel, qui les utilise pour tenter d'anéantir la 8ème Armée. Les Alliés mettent alors sur pied une escadrille internationale de pilotes d'élite pour abattre les dragons grâce aux tout nouveaux chasseurs P51. Puis à mi-parcours le scénariste se rappelle que le vrai Rommel n'est pas mort dans le bombardement de sa base de dragons et le Renard du Désert retourne sa veste contre lui-même pour conclure secrètement un pacte avec les aviateurs et les aider à détruire sa nouvelle armée volante.


P51 Dragon Fighter 02Un peu comme les zombies nazis, les dragons nazis sur le papier ça fait rêver
mais ça ne donne malheureusement qu'un film chiant et con.


Le film semble devoir son existence à un pari entre émules d'Ed Wood, genre "hé, t'es pas cap de faire un film de guerre avec des combats aériens, mais sans aucun vrai avion à montrer à l'écran, même pas au sol, même pas en images d'archives, et en tournant presque tout en studio, avec le budget d'une pub de lessive". Mais clairement personne n'avait envie de trop se fouler en relevant le défi, et le résultat est encore plus mauvais que Beach Shark, du même réalisateur. Les acteurs ont été piochés dans la file d'attente d'un Pôle emploi local, pour vous dire il y a même Anthony Dupray de Premiers Baisers (ANTHONY DUPRAY DE PREMIERS BAISERS !). L'auteur n'est pas foutu de recopier proprement les poncifs de films de guerre qu'il a décidé de piquer à d'autres, par exemple, le chef de l'escadrille prévient ses supérieurs qu'il n'acceptera le boulot qu'à condition qu'il puisse mener les choses à sa façon, évidemment, parce que c'est un gros rebelle anticonformiste, et ensuite ben il fait rien de spécial, à part répéter à ses hommes les instructions des généraux dans son micro-casque. Les images de synthèse qui mettent en scène les dragons et les avions sont pas terribles et donnent des séquences d'action nulles. Et au final, pour un film sur des dragons nazis il n'y a pas beaucoup d'idées marrantes. Bon, ok, les dragons ont des croix gammées tatouées sur les ailes, et ils sont contrôlés par les vocalises d'une espèce de groupe de sorcières probablement évadées d'un clip de Luc Arbogast. Mais à part ça, c'est tout, et ça fait pas beaucoup pour tenir éveillé pendant 80 minutes.


P51 Dragon Fighter 01

Les "heil Hitler" des acteurs sont encore moins convaincants que les effets spéciaux.


Jabberwock, ou Jabberwocky sur l'écran de titre, mais les distributeurs du film de Gilliam ont dû faire les gros yeux à l'éditeur Zylo pour qu'il n'utilise pas le nom sur sa jaquette, s'inspire très librement du poème de Lewis Carroll, ici considéré comme une prophétie annonçant la venue d'un monstre horrible, mais aussi celle d'un héros capable de le terrasser. La créature (qui ne ressemble pas complètement à un dragon "classique" mais pas vraiment non plus à la fameuse illustration de John Tenniel) attaque un village et enlève son meilleur guerrier. C'est alors son frère, un forgeron, qui va devoir prendre les armes et aller tuer le Jabberwocky (qui normalement devrait s'appeler le Jabberwock vu que Jabberwocky c'est pas son nom mais le titre du poème, mais passons) pour sauver sa famille et ses concitoyens.


Jabberwock 01C'est "Helo" de BattleStar Galactica qui joue le chevalier récalcitrant, armé de la fameuse épée "vorpale"
que le traducteur français a préféré nommer simplement "lame tranchante"
alors qu'il a conservé les autres mots imaginaires du poème original.


Comparé aux précédents, le film est à peu près regardable. Pas bien passionnant, mais disons qu'il relève un peu le niveau. On sent moins l'état d'esprit "de toutes façons la chaîne Syfy achète n'importe quoi tant que c'est pas cher et qu'il y a un peu d'effets spéciaux dedans alors on va pas trop s'casser l'cul" et un peu plus de motivation pour raconter une petite histoire malgré des moyens visiblement très, très modestes. Les protagonistes ont un semblant de personnalité au lieu d'être tous des quasi-figurants interchangeables, et le scénario essaie de leur donner un peu quelque chose à faire. Alec acceptera-t-il de laisser son frère endosser le rôle du héros à sa place ? Francis se décidera-t-il à prendre son destin en mains au lieu de s'abriter derrière sa condition d'humble forgeron pour ne pas vivre sa vie ? Cid trouvera-t-il la force de vaincre sa couardise ? Bon alors après, ça suffit pas à en faire un vrai bon film, ça reste un petit machin gentiment médiocre tourné en Bulgarie dans trois bouts de décor dérisoires avec des acteurs qui agitent des épées face à la caméra parce que c'est plus facile que d'avoir à montrer le dragon trop souvent, un second rôle de série télé en vedette, et des fondus au noir en plein milieu de scènes à suspense pour les coupures pubs, ce qui la fout un peu mal dans une version DVD. Faut pas s'attendre à des miracles. Et faut certainement pas croire la jaquette qui montre une attaque de château-fort et une immense armée de chevaliers.


Jabberwock 02Fait assez rare dans les téléfilms de monstres à petit budget, Jabberwock se donne la peine
de montrer quelques interactions directes entre la bestiole et les acteurs au lieu de
systématiquement séparer les images de synthèse des prises de vue réelles.


Comme j'ai déjà chroniqué Last Dragon ici, je ne vais pas allonger encore plus cet article interminable en m'étendant dessus en détails, je vous laisse suivre le lien. Pour ceux qui ont la flemme, c'est signé par le même réalisateur que Jabberwock, également auteur du remake d'Oeil pour oeil, et c'est une histoire de dragon (quelle surprise) qui attaque une petite ville de l'Alaska après avoir été décongelé à la fonte des glaces. Last Dragon aussi est meilleur que Dragon Fear et P51 Dragon Fighter, mais à peu près de la même façon qu'un corned beef est meilleur qu'une pâtée pour chien "1er prix" donc pas vraiment indispensable à votre culture cinématographique. C'est plutôt un lot de consolation pour ceux qui ont déjà le coffret qu'une bonne raison d'acheter pour ceux qui ne l'ont pas encore.


Last Dragon 02Les effets spéciaux sont peut-être les meilleurs du lot, mais ça ne veut pas dire grand'chose.


Ca me fait de la peine de devoir dire du mal d'un cadeau d'un lecteur généreux, mais voilà, ce coffret n'est vraiment pas très intéressant. Je me doutais bien en l'ouvrant que j'avais pas une anthologie de chefs-d'oeuvre entre les mains, j'avais pas des attentes démesurées, mais elles étaient quand même trop optimistes et j'ai été déçu. Deux navets quasi-irregardables, deux trucs potables mais sans grande saveur, quelques moments ridicules qui font un peu sourire, ça fait pas beaucoup de raisons de claquer 10€, même si à défaut de qualité il y a de la quantité et de la variété.
 


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Dragon Fear, à la recherche du trésor perdu (The Lost Treasure of the Grand Canyon, 2008), réalisé par Farhad Mann (Le Cobaye 2) sur un scénario de Clay Carmouche. Avec Shannen Doherty (Charmed), Michael Shanks (Le Chaperon rouge ), JR Bourne (13 fanrômes).
P-51 Dragon Fighter (2014), écrit et réalisé par Mark Atkins (Beach Shark, Dragonquest). Avec Scott Martin, Ross Brooks, Robert Pike Daniel.
Jabberwock, la légende du dragon (Jabberwock, 2011), réalisé par Steven R. Monroe (I Spit on Your Grave) sur un scénario de Raul Inglis (Icarus) et Rafael Jordan (Thor et le Marteau des Dieux). Avec Tahmoh Penikett (BattleStar Galactica), Michael Worth (Agence Acapulco), Kacey Barnfield (Resident Evil Afterlife), Raffaello Degruttola (Il faut sauver le soldat Ryan).
Last Dragon (Wyvern, 2009) réalisé par
Steven R. Monroe (I Spit on Your Grave) sur un scénario de Jason Bourque (Phantom Racer). Avec Erin Karpluk (Les Vies rêvées d'Erica Strange), Nick Chinlund (Les Chroniques de Riddick).

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:58

Godzilla Final WarsLa sortie du deuxième Godzilla américain en salles il y a deux semaines a incité les opportunistes de chez Sony à éditer le premier en Blu-Ray afin qu'une nouvelle génération puisse découvrir à quel point il était raté. Ici, ce sera plus modestement l'occasion de parler de Godzilla Final Wars, le dernier épisode japonais, signé par le réalisateur de No One Lives il y a dix ans, à l'occasion du cinquantième anniversaire du monstre. Du coup le film se veut un hommage à toute la série, avec des apparitions de nombreuses créatures et de quelques acteurs vus dans d'autres épisodes, et une trame assez classique qui voit le Roi des Monstres défendre la Terre contre une invasion extraterrestre.

Au début de l'aventure, notre gros lézard est en guerre contre l'humanité et se retrouve enseveli sous les glaces du Pôle Sud lors d'un affrontement. Des décennies plus tard, les plus grandes villes du globe sont attaquées par des monstres géants et malgré l'intervention d'une armée spécialisée dont les membres, les "Mutants", possèdent des capacités surhumaines, l'avenir du monde s'annonce mal. L'intervention providentielle d'extraterrestres fait disparaître les méchants "kaijus", mais même les moins éveillés des spectateurs auront compris qu'il s'agit d'une ruse destinée à asservir la Terre. Lorsque le subterfuge est découvert, les monstres sont à nouveau lâchés par leurs maîtres venus de l'espace, et il ne reste plus qu'une option pour sauver le monde : décongeler Godzilla pour qu'il défonce la gueule à ses rivaux.


Godzilla Final Wars 01Si vous aimez les monstres géants, il y en a vraiment plein,
de Gigan à Mothra en passant par Rodan et une nouvelle version de King Ghidorah.

Mais l'accumulation ne fait pas un bon film.


Pour un bête dinosaure mutant, Godzilla est quand même un personnage assez polyvalent : il peut jouer le méchant, le gentil, il peut jouer dans de la tragédie poignante, du film catastrophe à grand spectacle, de la SF kitsch, de la couillonnade pour les gosses. Est-ce qu'il y une version meilleure que les autres ? Les cinéphiles sérieux vous diront que c'est évidemment sa première apparition sous la caméra d'Ishiro Honda dans un film qu'ils qualifieront de "chef-d'oeuvre plein de poésie", pour ma part j'ai une petite préférence pour la "période Heisei", mais de toutes façons la série a connu des hauts et des bas dans les différents styles et je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il y ait vraiment UNE bonne façon de faire un Godzilla. Une mauvaise façon d'en faire un par contre, c'est d'essayer de faire cohabiter les différents styles dans le même film, comme dans ce laborieux Godzilla Final Wars, qui aimerait être un peu un film d'action futuriste cool à la Matrix (oui, même des années après Matrix il y a encore des gens qui pensaient être à la pointe du cool en essayant de l'imiter avec moins de budget), un peu un truc débile pour enfants à la Bioman (ou Power Rangers, pour ceux qui n'ont pas connu l'époque de Bioman) que les adultes pourraient apprécier au second degré, un peu dramatique et sérieux. Les producteurs ou le réalisateur ont peut-être pensé que c'était l'idée de génie pour conclure la saga en satisfaisant tout le monde d'un coup, mais le résultat se révèle particulièrement indigeste.


Godzilla Final Wars 02On ne sait jamais sur quel pied danser face à un film où l'horreur apocalyptique
est traitée avec autant d'importance que les facéties du bébé de Godzilla.


S'enchaîneront ainsi des scènes où des minets en cosplay Sephiroth de Final Fantasy font du mauvais karaté en mauvais bullet time, parce que c'est ça le cool japonais en 2004, avant de se mettre à grimacer et ricaner comme Véga lançant un nouveau Golgoth sur la tête de Goldorak, parce que Godzilla c'est un truc tarte pour les petits. Lorsque l'action se focalise sur les gros monstres occupés à piétiner des immeubles, le ton est tantôt au sérieux, avec des civils qui fuient la destruction de leur ville en hurlant de terreur ou Godzilla qui souffre face à un adversaire particulièrement coriace, tantôt à la déconnade avec King Caesar qui shoote Anguirus comme un ballon de foot vers Godzilla qui plonge façon gardien de but. Un personnage de vieux chasseur est là pour nous rappeler que toutes ces atrocités arrivent pour nous punir du nucléaire... et pour servir de babysitter à Minilla, le fils de Godzilla. Et comme si les auteurs voulaient être sûrs que ça jure à tous les niveaux, les effets spéciaux classiques (costumes en caoutchouc, maquettes) d'assez bonne qualité se marient particulièrement mal avec des images de synthèse pourraves.


Godzilla Final Wars 03Comme les monstres ne peuvent pas occuper l'écran tout le temps, les scènes avec les personnages humains
sont en général ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais Godzilla,
et ici les affrontements de boys band J-Pop bi-classés Super Sentai
sur fond d'effets spéciaux ayant déjà pris un méchant coup de vieux en 10 ans sont particulièrement redoutables.


Je sais que le film a beaucoup de fans, qui y voient un joyeux bordel plein d'énergie, un nanar volontaire trop marrant. Et je sais qu'il a aussi beaucoup de détracteurs, qui regrettent que ça ressemble trop à une grosse parodie faite pour se moquer de leur personnage bien-aimé. Pour moi, ça n'est ni l'un ni l'autre, c'est justement un film qui veut un peu trop bouffer à tous les râteliers pour pouvoir être vraiment satisfaisant. Il n'ose pas être 100% sérieux parce que c'est ringard de faire un film sérieux sur Godzilla, il n'ose pas être 100% nanaresque de peur qu'on pense qu'il ne l'a pas fait exprès. Et puis il veut être jeune et branché par-dessus tout, et ça m'a fait le même effet que Les Tortues Ninja : c'est plus prétentieux et pénible que sympa ou rigolo, c'est trop agaçant pour être vraiment vu comme du comique involontaire.


Godzilla Final Wars 04Don Frye a tellement peur de rien que même quand toutes les armes susceptibles de repousser Godzilla
ont échoué, il est prêt à tenter sa chance avec un sabre plutôt que s'avouer vaincu.


Entre ça, son scénario cousu de fil blanc et son côté best of mal pensé, Godzilla Final Wars m'a pas mal ennuyé, d'autant plus que 120 minutes pour un film de monstre géant, c'est trop. Il y a quelques trucs un peu réussis, certains des combats de monstres, le personnage joué par l'ultimate fighter Don Frye (même si je me doute qu'il sera plutôt un sujet de moquerie pour la génération qui considère que les Stallone, Schwarzenegger et Van Damme ne sont bons que quand ils s'autoparodient), mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça poussif et moche, on dirait un film qui semble n'exister que pour prouver qu'il était temps que le personnage prenne sa retraite ou que le réalisateur Ryuhei Kitamura émigre à Hollywood. Comme il se trouve pour pas cher, même en version collector 2 DVDs (j'avoue n'avoir même pas eu envie de jeter un oeil au disque de bonus), les inconditionnels de Godzilla ou ceux qui sont sûrs d'y voir un bon sujet de poilade entre copains voudront peut-être l'ajouter quand même à leur collection, mais pour moi ce fut une bonne grosse déception.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:12

GodzillaJe l'ai déjà dit, normalement j'évite les "gros" films trop connus parce que personne n'a besoin d'une trouzmillième critique de quelque chose que tout le monde a déjà vue. J'ai quand même décidé de faire une exception pour celui-ci parce que 1) le stock de films de monstres géants facilement trouvables en DVD pas chers n'est pas inépuisable donc on fait avec ce qu'on peut, et 2) je l'avais trouvé potable à sa sortie alors que tout le monde chiait dessus et je voulais voir si quinze ans plus tard je me ralliais à l'avis général dans un éclair de lucidité. Donc, voilà, je me suis refait le Godzilla d'Emmerich, présenté comme un remake du classique japonais, et dont le but était de transformer en machine à fric pour le marché occidental un personnage surtout vu comme un "craignos monster" de nanars. Les producteurs se sont vautrés sur ce coup-là mais à Hollywood ils sont persévérants quand il s'agit de faire du neuf avec du vieux, alors ils retentent le coup l'année prochaine.

Dans cette version, Godzilla est une sorte d'iguane croisé tyrannosaure, un mutant né des essais nucléaires français menés dans le Pacifique dans les années 90. Ayant atteint une taille colossale, il coule un navire japonais, laisse des empreintes en Amérique centrale, avant de s'attaquer à la ville de New York. Matthew Broderick joue Nick Tatopoulos, un spécialiste des effets des radiations sur les animaux, recruté par l'armée pour les aider à comprendre les origines et motivations de la bête. L'animal commence à ravager la ville, les autorités font évacuer Manhattan, les armes conventionnelles se révèlent inefficaces contre ce géant rapide et rusé, et une fuite dans les média amène au limogeage de Tatopoulos qui semble pourtant être le seul à savoir comment réagir face au monstre. Il parvient heureusement à convaincre un commando secret français mené par Jean Reno de l'aider à localiser la tanière de Godzilla, car il le soupçonne d'avoir pondu des oeufs...


Godzilla 01Evidemment, l'auteur d'Independance Day anéantit son quota de bâtiments célèbres
pour faire bien dans la bande annonce. Ici c'est le Chrysler Building...
Godzilla 02...et le Madison Square Garden qui trinquent.


2h05 sans compter le générique, c'est long pour un film sur un gros lézard qui casse tout. C'est très lent à se mettre en place et le premier acte ne parvient hélas pas à établir de personnage intéressant ni à poser les bases d'une intrigue qui irait au-delà de "attention, Godzilla va aller défoncer New York". La première demi-heure semble exister à l'intention d'un public qui n'aurait vraiment aucune idée de ce qu'il est venu voir, puisqu'elle joue sur "mais quelle est donc cette mystérieuse créature gigantesque ?" Hé les gars, on est venus voir un truc qui s'appelle Godzilla, la bestiole existe depuis les années 50, la bande annonce n'a pas trop cherché à la cacher, on sait que ça va parler d'un gros reptile qui piétine des gratte-ciels, c'est peut-être pas la peine de perdre autant de temps à nous montrer les héros en train d'enquêter sur qui a bien pu laisser des traces de pas aussi grandes ou sur ce que veut dire ce vieux pêcheur nippon qui répète "Gojira !" sur son lit d'hôpital.


Godzilla 04

Pour surfer sur la vague de popularité des raptors de Jurassic Park,
il y a toute une intrigue secondaire sur des bébés Godzilla qui
pourchassent les personnages à huis clos.


Par la suite l'histoire se met en branle pour de vrai, et c'est du Roland Emmerich tout craché, c'est-à-dire qu'au final c'est surtout un film sur un couple séparé qui se remet ensemble, et sur des méchants bureaucrates et politiciens qui comprennent rien mais se retrouvent bien ridiculisés quand le bon sens d'un simple citoyen triomphe de l'adversité avec l'aide de nos braves soldats ricains bourrus et simplets mais infaillibles à leur devoir. Bon il y a aussi des Français qui se révèlent pas complètement incapables mais qui sont bizarrement les seuls à mourir à l'écran (pour les rares autres morts, c'est simplement leurs véhicules qu'on voit exploser). Les héros n'ont aucun charisme, les dialogues sont franchement nuls, du coup tout ça n'est guère passionnant.


Godzilla 03Dans la plus pure tradition emmerichienne, le vrai sujet de Godzilla,
c'est qu'à la fin la fille se rend compte de son erreur et se remet avec son ex.


Bon de temps en temps on voit Godzilla quand même, mais il sait se faire étonnamment discret pour de longues périodes. Ce qui, en plus de nous obliger à subir les laborieuses aventures d'acteurs de seconde zone pendant trop longtemps, souligne l'absurdité du scénario, qui fait apparaître et disparaître n'importe où, à volonté, son monstre haut comme un immeuble, selon que l'auteur a besoin d'un nouveau rebondissement ou au contraire envie de perdre vingt minutes à montrer comment la petite reporter tenace va prendre sa carrière en main malgré les brimades de son méchant supérieur. Alors évidemment aucun spectateur avec deux sous de jugeotte ne s'attend vraiment à ce qu'un film de ce genre ait une intrigue complexe et réaliste. Mais c'est raisonnable d'espérer qu'il respecte au moins les règles qu'il fixe lui-même. Si on montre que Godzilla fait trembler le sol à chaque pas, au point que les voitures font des bonds, on ne peut pas ensuite en faire un ninja qui se planque où il veut quand il veut, ou parvient à attaquer ses proies par surprise en surgissant là où on ne l'attend pas. Surtout si on nous montre aussi que l'armée est capable de suivre précisément ses déplacements par ordinateur.


Godzilla 05

Les images de synthèse n'impressionneront plus personne en 2013,
mais pour un habitué des téléfilms de monstres à petit budget, ça passe encore pour du haut-de-gamme.

 

Les effets spéciaux ont pris un coup de vieux mais ne sont pas encore trop ringards, et même si la plupart du temps le méchant dinosaure se contente d'arpenter des boulevards toujours assez larges pour lui en éraflant quelques façades au passage, et ne donne jamais l'impression d'être un vrai danger pour les protagonistes, quelques scènes de destruction pas trop ratées offriront une maigre consolation aux amateurs de films catastrophe et de kaiju eiga. Ca ne suffit pas à sauver le film de la médiocrité et décidément non, je n'avais pas raison contre tout le monde en 98 quand je l'ai trouvé pas trop mal : sans être affligeant, c'est quand même mauvais. 3€ pour m'apercevoir que j'avais des goûts de chiotte quand j'étais jeune, c'est un peu douloureux.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 07:45

GarudaSi vous suivez un peu le blog (j'ose espérer, naïvement sans doute, qu'il n'est pas visité que par des gens qui viennent voir les nénés de feu Cat Sassoon et ses copines ou cherchent des photos d'April Scott dans Shérif fais-moi peur : le commencement), vous savez que j'ai vu récemment quelques films de monstres pas très malins qui commettaient l'erreur de dévoiler trop vite l'intégralité de leur attraction principale. Le DVD de Garuda est encore plus couillon puisque le méchant du titre nous est montré sous toutes ses coutures dès les menus de sélection. Peut-être pour nous confirmer qu'il est bien aussi laid que la jaquette le laisse supposer, peut-être pour compenser le fait que le film lui-même attend trois quarts d'heures pour se décider à le faire entrer en scène. En tout cas, autant le dire tout de suite : le film date certe d'une dizaine d'années déjà, mais ses effets spéciaux sont à peine du niveau des Mortal Kombat, qui étaient déjà ringards il y a 15-20 ans.

Comme son nom l'indique à peu près bien, le film est librement inspiré du personnage de Garuda, oiseau géant mythique qui devient la monture de Vishnu dans le Mahabharata, et qui apparaît également comme antagoniste dans la légende de Merong Mahawangsa. Il est ici représenté comme un animal préhistorique fossilisé qui revient à la vie après avoir été découvert lors de travaux d'extension du métro de Bangkok. Une jeune paléontologue, qui le considère comme une pauvre bête désorientée, voudrait pouvoir le protéger et l'étudier, mais une unité d'élite de l'armée spécialisée dans la chasse aux créatures rares est déjà sur place pour l'éliminer.


Garuda 06Avant d'en arriver aux scènes d'action qu'on est en droit d'attendre d'un film de monstre géant,
préparez-vous à bâiller souvent pendant un sacré bout de temps.


Comme je le disais au début, le monstre ne se décide à pointer le bout de son bec qu'au bout de 45 minutes, et malheureusement il ne se passe pas grand'chose d'intéressant pendant tout ce temps. En fait il faut même attendre une heure avant que le film ne se réveille un peu ; certes, comme Garuda est très long, ça laisse encore du temps pour pas mal de scènes d'action et de destruction, mais faut vraiment lutter pour pas s'endormir avant. La mise en place est vraiment laborieuse, elle aurait facilement pu être réduite de moitié sans que l'intrigue et les personnages y perdent vraiment de leur substance. Certains éléments sur lesquels le film s'attarde ne sont finalement pas exploités (comme le fait que le commando ait déjà affronté d'autres monstres géants auparavant), l'héroïne est fade, son faire-valoir occidental tente sans succès d'être drôle dans son rôle de boulet, le chef de l'escouade n'a pas beaucoup de charisme et les seuls qui parviennent à avoir l'air un peu cool, le spécialiste des explosifs et le soldat balafré qui affronte Garuda au couteau, sont éliminés trop vite.


Garuda 03Il y a bien quelques fortes têtes dans l'équipe mais n'espérez pas trop une version asiatique de Predator...
Garuda 07...et la possibilité d'une amourette entre les héros fait partie de ces idées effleurées puis abandonnées.

   En fait, les incessants bavardages de cette interminable première heure sont peut-être plus faciles à encaisser pour un public qui a une petite idée du message politique sous-jacent, mais pour un spectateur qui comme moi ne connait pas trop l'histoire et la culture thaïlandaises, ça passe un peu au-dessus de la tête. La jeune chercheuse est beaucoup raillée voire ouvertement méprisée par les autres parce qu'elle est à moitié française, et on n'a pas vraiment l'impression que le film condamne vraiment cette hostilité. En tant que scientifique elle veut défendre la créature (qui est à la fois un symbole religieux, une sorte de mascotte du pays, et l'emblème de la famille royale), mais les faits prouvent clairement que ce sont les militaires qui ont raison, qu'il faut l'éliminer. Le seul Blanc, joué par une nouille qui en fait des caisses, est un incapable et un couard. Enfin, je ne sais pas, peut-être que ça ne veut rien dire du tout. Ou bien peut-être qu'il y a un message anti-Occidentaux/anti-intellos/anti-hinddouiste/anti-monarchie un peu obscur et abscons pour nouzôtres.


Garuda 01Hahaha non mais regardez-moi ce chien d'Occidental qui ne pense qu'à manger son McDonald's
en faisant des grimaces dans un moment de crise comme celui-ci, j'espère qu'il va bien se faire tuer tiens.


La suite avec la créature qui quitte enfin les souterrains pour semer la panique en ville est un peu plus réussie, encore que plombée par des effets spéciaux du niveau des pires "Syfy Originals". Le design général de l'oiseau n'est pas trop mauvais, mais sa tête gentiment ridicule gâche tout, et les images de synthèse sont très bas-de-gamme. Du coup, c'est un peu difficile de prendre tout ça au sérieux, mais ça n'a pas pour autant le charme d'un Godzilla des années 70 ou d'une bonne grosse série Z, ça fait plus pitié que ça ne fait rigoler. Pourtant, le réalisateur a clairement voulu mettre le paquet pour faire du grand spectacle, la bête sort de terre en faisant tout péter, affronte des hélicoptères, démolit des voitures, se fait tirer dessus au bazooka, détruit une façade d'immeuble... Mais le film n'a pas les moyens de ses ambitions et tout ça tombe donc quand même un peu à plat, même si cette deuxième partie est nettement moins ennuyeuse que la première.


Garuda 05Rendons au moins au film le mérite de ne pas se contenter de montrer son monstre
comme un simple épouvantail qui attrape toutes ses victimes hors champ et se révèle incapable
de casser un pauvre petit bout de décor pour donner l'illusion qu'il est vraiment là,
mais le résultat n'est quand même pas très heureux.


Si la première heure avait été raccourcie de quarante minutes,
si le piaf avait eu l'air moins con, ça aurait pu être sympa. Mais là, dans le genre "film de monstre géant asiatique tourné pour le dixième du prix d'un blockbuster hollywoodien", ça ne fera clairement pas oublier The Host, et pour un amateur de cinéma exotique qui veut voir de la série B thaï, il vaut mieux préférer Ong Bak. Et même sans chercher à le comparer à quoi que ce soit, c'est tout simplement un film plutôt raté, assez mal joué, franchement laid, que je ne peux clairement pas vous recommander, même à super bas prix, à moins que vous ne soyez prêt à garder le doigt sur la touche "avance rapide" pendant un bon moment.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:19

Last DragonMalgré le titre, non, ce n'est pas un remake de Dernier Dragon, le film de karaté de la Motown. D'ailleurs ne vous fiez à rien de ce que vous pouvez voir sur la jaquette, ni le titre ni l'image : Last Dragon, l'ultime bataille est en fait Wyvern, un téléfilm produit pour Syfy et parfois diffusé sur nos chaînes sous le titre La Malédiction de Beaver Mills, et s'il y a bien une méchante créature ailée dedans, n'espérez pas la voir attaquer des gratte-ciels ou se fritter avec une émule de Lara Croft. On s'attend à une version The Asylum de la superproduction coréenne D-War (ce qui n'aurait sans doute pas été bien fameux, j'en conviens) mais la bestiole (une vouivre) se contente en fait de terroriser quelques villageois dans un bled composé de quatre ou cinq chalets.

Réalisé par l'auteur du remake de I Spit on Your Grave, le film se déroule en effet à Beaver Mills, un patelin d'Alaska habité par une floppée d'acteurs de troisième zone dont vous connaissez forcément la tête pour l'avoir vue mille fois à la télé mais dont vous n'avez jamais su le nom : le grand chef de Stargate SG-1, le flic ripou de Desperate Housewives, le père de l'héroïne de The Closer... Il y a aussi l'Indienne balafrée de Twilight 2 et la petite villageoise larguée par le héros au début de Terremer, la prophétie du sorcier, c'est dire si on a affaire à un casting prestigieux. Non loin de Beaver Mills donc, un monstre mythologique sorti des eaux où il était prisonnier d'un bloc de glace depuis des siècles commence à dévorer les seconds rôles, et comme les autorités ne prennent pas assez vite au sérieux les témoignages de type "j'ai vu qui a fait ça, c'était un dragon", une brochette de figurants se fait bouffer aussi. Il ne reste bientôt plus qu'une demi-douzaine de personnages, et le vieux-qui-sait du coin explique alors qu'ils ont affaire à la vouivre d'une légende norvégienne que lui racontait son père. A partir de là les rares survivants n'ont plus qu'à passer les quarante dernières minutes à improviser des rebondissements mollassons en attendant un dénouement un peu bâclé.


Last Dragon 01La Canadienne Erin Karpluk est mimi comme l'institutrice dont t'étais secrètement amoureux au CE1,
mais on ne peut pas dire qu'elle crève l'écran comme une future héroïne de film d'action hollywoodien.


Ejaculateur précoce, Last Dragon dévoile entièrement son monstre moins d'une minute trente après avoir commencé, et je ne dis pas qu'il faut forcément suivre la formule des Dents de la Mer pour réussir un film dans ce genre mais tout de même, quand on n'a pas grand'chose à montrer il vaut mieux être un peu plus économe que ça. La suite enchaîne quelques péripéties sans originalité au fil d'un scénario sans surprise, même si la mise en scène donne parfois l'impression que le réalisateur y ajoutait n'importe quoi au pied levé histoire de dire qu'il mettait sa touche personnelle. Genre "tiens là c'est marqué que Jake et Hampton sortaient du café pour chercher des armes, et c'est effectivement ce que je viens de filmer, mais allez on va dire que finalement  le Colonel a décidé de les suivre. Et puis là tiens on va dire que Farley se sacrifie héroïquement, même si c'est complètement absurde." La vouivre en images de synthèse est potable et même un peu au-dessus de la moyenne de ce qu'on peut voir habituellement dans les films Syfy type Cerberus, le chien des Enfers ou Jurassic Tiger, le tigre aux crocs d'acier, mais on constate quand même très vite les limites des effets spéciaux, puisqu'elle n'interagit quasiment jamais à l'écran avec le décor et les personnages. A part ça il y a quelques brèves fusillades, une ou deux cascades et une explosion bien ridicule. Le reste du temps, l'action cède la place à un blabla pas franchement captivant.


Last Dragon 02Le réalisateur Stephen R. Monroe crache la purée dès la première scène,
ça motive pas vraiment à rester regarder les 83 minutes qui suivent.


C'est donc du téléfilm de monstre bas-de-gamme à très petit budget, avec un héros sans charisme, une histoire sans grand intérêt, un suspense à peu près inexistant. Vous pouvez en voir des pareils gratuitement presque tous les soirs sur NT1 ou NRJ12, et celui-ci n'aurait sans doute jamais eu les honneurs d'une édition DVD (très basique, d'ailleurs, il n'y a que le film en VF et absolument rien d'autre sur le disque) si les gens de chez Zylo n'avaient pas trouvé un graphiste sans scrupules pour pondre cette jaquette mensongère et lui donner un air plus vendable. Ca frôle parfois le nanar, mais l'impression de je-m'en-foutisme rend Last Dragon moins amusant que vaguement agaçant. C'est pas le pire de sa catégorie mais justement c'est dommage, ça aurait été préférable à un truc médiocre qui n'apporte rien au genre et dont sort avec l'impression d'avoir gâché 1h25 de sa vie.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:38

King of the Lost WorldEdition bas-de-gamme (pas de VO, pas de bonus) pour supermarchés d'un téléfilm régulièrement diffusé sur NRJ 12 sous le titre Le Seigneur du Monde Perdu, cette production The Asylum est, comme la quasi-totalité de leur catalogue, une merdouille à petit budget qui entendait se vendre en copiant les succès de son époque. Ici en l'occurrence, King Kong de Peter Jackson et la série Lost, les disparus, un mélange hasardeux obtenu sous prétexte d'adapter Le Monde perdu de Conan Doyle. Comme j'aime bien les monstres géants et que c'était que 3€, j'ai tenté le coup en faisant semblant de pas me rappeler que malgré leur potentiel nanaresque, les direct-to-video estampillés Asylum sont presque toujours des navets ennuyeux.

Si les noms des personnages principaux reprennent bien ceux du roman du papa de Sherlock Holmes (Challenger, Malone, Summerlee, Roxton), les ressemblances s'arrêtent à peu près là, l'histoire elle-même n'ayant rien à voir. Un avion de ligne s'écrase sur une côte exotique, coupé en deux. Un groupe de rescapés de la partie arrière décide de traverser la jungle pour retrouver le cockpit et utiliser la radio pour appeler des secours. En chemin ils affrontent divers dangers et finissent par tomber sur une tribu hostile qui entend les jeter en pâture aux créatures gigantesques qui font régner la terreur dans les environs : des dragons avides de chair humaine, et leur rival, un gorille colossal.


King of the Lost World 03

La plupart des personnages sont en fait des figurants destinés à vite disparaître
pour donner l'impression qu'il se passe vraiment quelque chose dans cette morne jungle.

 

Théoriquement, on a là des ingrédients classiques de film d'aventures, rien d'original mais rien de spécialement tarte non plus, donc ça aurait pu fonctionner. En pratique, c'est un téléfilm tourné pour une misère par des gens pas très doués, alors il n'y a pas beaucoup de péripéties parce que les cascades et les effets spéciaux ça coûte cher, et dans les temps morts il n'y a pas grand'chose pour maintenir le spectateur éveillé parce qu'écrire un bon scénario et de bons dialogues c'est pas donné à tout le monde. Pendant la majeure partie des 75 minutes que dure King of the Lost World, on suit donc simplement les chamailleries et la dragouille d'une bande d'acteurs abonnés à ce genre de machin (la meuf de Mega Shark vs Crocosaurus, le mec de Transmorphers, la classe quoi) et de temps en temps il y a un rebondissement de deux minutes, genre une rencontre avec une araignée géante qui fait pitié, une méchante plante, des scorpions géants pas terribles, des dragons foireux, et à la fin la cerise sur le gâteau, le fameux "Seigneur" du titre, un faux King Kong complètement ridicule, qui semble provenir du même studio d'images de synthèse que Ratanouilles. Le tout dans un décor qu'on devine être un quelconque jardin botanique en Californie mais censé représenter la forêt amazonienne.


King of the Lost World 02

The Asylum nous a habitués au pire dans ce domaine, et pourtant,
les effets spéciaux parviennent à étonner par leur incroyable nullité.


Alors bien sûr ça pourrait être drôle, mais finalement, même dans les moments les plus cons, je me suis trouvé plus consterné que réellement amusé, probablement parce que l'ennui suscité par le reste n'incite pas à la bonne humeur. Par exemple il y a une scène où l'une des hôtesses de l'air se réjouit en pensant avoir retrouvé l'épave, mais un mec du groupe la détrompe et lui annonce que c'est celle d'un chasseur. La fille est infoutue de distinguer un avion de chasse entier d'un cockpit d'avion de ligne coupé en deux. Alors que c'est l'appareil sur lequel elle travaille, en plus. Voilà à quoi en sont réduits les auteurs pour créer 5 secondes de suspense bidon. Ca aurait pu me faire marrer, un truc aussi absurde, mais ça sert surtout à rappeler qu'on est devant un truc honteusement mal écrit et mis en scène et ça se noie un peu au milieu d'un film aussi laborieux. De la même façon, le gorille géant est vraiment atroce, mais il doit avoir une minute de présence à l'écran sur un total d'1h15, ça lui donne pas l'occasion de beaucoup faire rire non plus.


King of the Lost World 01

Les lieux sont habités par une tribu apparemment constituée de rescapés
d'accidents précédents mais le film n'explique pas pourquoi ils ont décidé
un jour qu'ils allaient vivre en pagne et couverts peintures vaudoues.


Je crois que le mieux à faire avec The Asylum, c'est d'attendre qu'un jour ils se décident à sortir une compilation des pires moments de leurs films. Parce que pris individuellement, c'est rare qu'ils soient suffisamment drôles pour justifier un visionnage complet. King of the Lost World ne déroge pas à la règle, c'est bavard et poussif, certainement pas quelque chose qu'on peut considérer comme une série Z rigolote. Que ce soit dans le bac à 3€ ou à son prochain passage sur la TNT, rendez-vous service, évitez-le.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:24

GorgoAvec son monstre au look "image de synthèse" et son slogan ("le plus terrible des prédateurs") sur la jaquette, l'éditeur Antartic a l'air de vouloir nous vendre Gorgo comme un genre de Syfy Original. Comme si c'était un modèle à suivre ! Mais ne vous y laissez pas tromper, Gorgo est en réalité un film britannique réalisé il y a une cinquantaine d'années par un Français spécialiste du film de monstre géant, Eugène Lourié (Le Monstre des temps perdus, Le Colosse de New York...).

Plutôt court (1h15), le film emprunte beaucoup aux deux plus grands classiques du genre, King Kong et Godzilla. Au large des côtes irlandaises, une éruption volcanique libère d'une grotte sous-marine une sorte de dinosaure qui s'en prend aux pêcheurs de la petite île de Nara. Des chasseurs de trésor entreprennent de capturer la bête, qu'ils espèrent vendre à un cirque pour une fortune. Un orphelin du coin essaie de les en dissuader : pour lui, le monstre est Urga, créature mythologique, le protecteur des mers, et de grands malheurs s'abattront sur quiconque l'attaquera. L'appât du gain est trop fort et nos marins ramènent le gros lézard à Londres, où il est exposé en tant que "Gorgo, la 8ème merveille du monde" parce que maintenant que King Kong est mort il n'y a pas de raison de ne pas réutiliser ce surnom. Sa taille relativement modeste permet de le garder sous contrôle. Mais très vite, des scientifiques alertent les autorités : Gorgo ne serait en fait qu'un bébé dinosaure. Et si sa mère, dix fois plus grosse, part à sa recherche, la capitale anglaise risque de se transformer en champ de ruines. Mais le patron du cirque refuse de relâcher sa poule aux oeufs d'or... et évidemment, un "gorgosaure" de 120 mètres de haut ne tarde pas à pointer le bout de ses griffes.

Bien que JJ Abrams et Matt Reeves aient essayé de nous faire croire le contraire avec le décevant Cloverfield, le principal intérêt d'un film de monstre géant, c'est le monstre géant. Ceux de Gorgo sont, comme les créatures de la série Godzilla, des acteurs dans des costumes, filmés au ralenti. Et malheureusement, le résultat n'est pas hyper convaincant. C'est sûr, ça a été tourné en 59 ou 60, donc faut pas s'attendre au top de l'animatronique, mais le pire c'est que ça n'aurait pas trop mal vieilli si deux éléments ne gâchaient l'ensemble : d'abord, l'acteur dans le costume agite beaucoup trop les bras, on croirait un méchant de super sentai genre Bioman, ça le rend plus clownesque que terrifiant. Ensuite, les petites ailettes sur sa tête permettent certes de le différencier de son modèle japonais, mais contribuent elles aussi à lui donner un aspect gentiment ridicule qui s'accorde mal avec le ton du film.


Gorgo 01Les trucages ne sont pourtant pas minables, l'insertion de Gorgo dans des décors réels n'est pas mal faite...
Gorgo 02...et les maquettes au sein desquelles sa mère évolue sont plutôt crédibles.


C'est dommage parce qu'en dehors de ça, les effets spéciaux ne sont pas totalement ringards. Oh c'est sûr, à un moment, deux soldats tombent d'un pont et on voit clairement que ce sont des poupées, à d'autres on voit un peu trop le détourage quand une image a été incrustée sur une autre, par exemple pour donner l'illusion que des hommes tirent au lance-flammes sur Gorgo, ou que des bâtiments s'effondrent sur la foule. Mais ça ne nuit pas trop à l'ambiance apocalyptique qui règne lors de l'attaque du monstre adulte sur Londres. Il faut dire qu'à la différence d'un Peter Jackson sur King Kong, qui tient tant à nous faire comprendre que son gorille n'est qu'une brave bête qui ne veut de mal à personne qu'on a l'impression que son passage à New York ne fait qu'écraser quelques bagnoles et érafler deux ou trois bâtiments, Eugène Lourié n'hésite pas à montrer une bestiole qui sème la mort partout où elle passe. Et ce tout en parvenant tout de même à la représenter comme un animal qui cherche simplement à défendre sa progéniture, et non une créature maléfique en quête de destruction (comme peuvent l'être certains ennemis de Godzilla, par exemple).


Gorgo 03Des bâtiments célèbres qui partent en miettes,
un passage obligé des films catastrophes qui ne date pas d'hier.


Mais si quelques chouettes maquettes de monuments à ravager (chose qui manque cruellement à un Ebirah, Horror of the Deep, par exemple, ou à King Kong 2) et des scènes de panique efficaces fournissent quelques moments réussis, des défauts viennent constamment traîner Gorgo vers le bas. Ainsi, le film abuse de stock shots pour tenter de nous faire croire à une contre-attaque massive de l'armée face au dinosaure géant. Ah ça, il y en a, des bateaux, des tanks et des avions qui se liguent contre la créature, sauf qu'ils ne partagent jamais l'écran avec elle. Ca donne d'ailleurs lieu à quelques séquences à la Ed Wood, quand alternent des images d'archives de chasseurs en vol vraisemblablement tournées à l'aube et des images de Gorgo détruisant Londres alors qu'il fait nuit noire. Et il y a aussi des images d'hommes d'équipage re-doublées pour que les dialogues collent au film, alors qu'on voit bien que les protagonistes remuent peu voire pas les lèvres. Evidemment, on n'était pas encore à l'ère des Michael Bay et compagnie, qui peuvent se faire prêter autant de matériel militaire qu'ils veulent par des corps d'armées ravis de voir des films hollywoodiens se transformer en pubs pour inciter les jeunes à s'engager, mais à trop "tricher", et de manière aussi flagrante et maladroite, Lourié ne rend pas vraiment service à son film qui se retrouve le cul entre deux chaises, entre série B et série Z. On aimerait rire plus, ou ne pas avoir de raisons de rire du tout.


Gorgo 04Gorgo 05Gorgo 06Tout le catalogue d'archives militaires y passe pour donner l'illusion d'une mobilisation massive
contre la bête, mais l'abus de cet artifice devient assez vite pénible.


J'ajoute qu'il ne se passe pas grand'chose de très spectaculaire avant l'attaque de Londres, soit quasiment une heure. Même la capture de Gorgo est vite expédiée. Le reste du temps est passé en bavardages, et même si les acteurs ne sont pas mauvais, aucun n'a vraiment le charisme pour porter le film dans les scènes sans monstres. Tout cela étant dit, même si le film est un peu ennuyeux et un peu raté, il a son petit charme pour quelqu'un qui, comme moi, apprécie particulièrement le genre, ou pour un fan de nanars particulièrement porté sur les "craignos monsters" et un peu indulgent. Ce n'est vraiment pas un indispensable, surtout si le kaiju eiga, qu'il soit japonais ou européen, n'est pas votre tasse de thé, mais pour 3€, je ne pense pas non plus que ce sera un achat que vous regretterez si voir un cascadeur en costume en latex défoncer Big Ben ou le Tower Bridge est le genre de chose devant laquelle vous aimez passer vos dimanches pluvieux.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 08:58

MammouthLes petits éditeurs filous comme Prism n'ont pas le monopole de la jaquette mensongère. Parfois même les gros éditeurs n'hésitent pas à pipeauter le chaland. Reconnaissons qu'ici TF1 Vidéo, le distributeur français, n'a fait que reprendre la jaquette de l'éditeur original, mais tout de même, quelle arnaque. Un monstre gigantesque qui sème la destruction en pleine ville et que des hélicoptères essaient d'arrêter dans une "version non censurée" d'un film interdit aux moins de 12 ans, ben voyons, faut pas se gêner les mecs, tant qu'on y était vous auriez pu ajouter quelques tanks, voire King Kong en tant que cavalier sur le dos du mammouth.

Bon alors en réalité, c'est vrai que Mammouth parle effectivement d'un mammouth, pas celui qui écrasait les prix dans les années 80 et qui est devenu Auchan mais l'éléphant préhistorique, et qu'il y a bien Vincent Ventresca, Summer Glau (River dans Serenity), Tom Skerritt et Leila Arcieri dedans, mais à part ça, ce n'est pas une superproduction terrifiante et sanglante enfin visible dans son intégralité après une sortie cinéma dans une version tronquée, c'est un téléfilm de la chaîne américaine Syfy (ou Sci-Fi, comme elle s'appelait encore à l'époque), connue pour produire à la chaîne des merdouilles à petit budget sur tous les monstres possibles et imaginables, les dinosaures, les griffons, les serpents, les harpies, les crocodiles, les minotaures, les chupacabras, les vouivres, les yétis, tant qu'on peut en tirer une vilaine créature en images de synthèse merdiques et la faire poursuivre quelques acteurs en mal d'argent, il y aura un Sci-Fi Original dessus.


Mammouth 01Parmi les rarissimes efforts de mise en scène, la première scène
parvient à laisser entrapercevoir la bête sans trop la dévoiler,
mais c'est pas grand'chose et le reste est réalisé de façon assez plate et paresseuse.


Rétablissons donc la vérité : "non censurée", c'est la traduction qu'on a trouvé ici pour "unrated", qui signifie simplement dans le cas présent que le film n'étant pas sorti au cinéma, il n'a pas reçu de classification, mais ne vous attendez pas à un truc particulièrement violent et gore, nonobstant le logo "interdit aux moins de 12 ans" apposé par TF1 Vidéo en soutien à cette mention "non censurée" : même une simple mention "accord parental" aurait déjà été un peu sévère. C'est non censuré au même titre que Dumbo ou Les Aristochats, si vous voulez : parce qu'il n'y avait vraiment rien à censurer dedans. A part ça, le mammouth est environ quatre fois plus petit que ça, n'attaque quasiment qu'en pleine nature et il n'y a pas l'ombre d'un hélicoptère dans le film, donc vous êtes prévenus, faudra pas vous plaindre si ça ne ressemble pas à Cloverfield. 

 

Mammouth 05Désolé de vous gâcher un peu l'intrigue, mais voilà la scène la plus gore
de ce film "non censuré" et "interdit aux moins de 12 ans".

 

Ca s'écoule maintenant autour de 6 € et pour ce prix-là vous n'avez que la VF doublée, et ça se passe dans une petite ville de Louisiane dont le musée d'histoire naturelle possède un mammouth en état de conservation quasi-parfait dans un énorme bloc de glace. Mais en prélevant un échantillon sur la bête, un savant active une espèce de balise de localisation intergalactique, qui alerte des extraterrestres, qui envoient un engin à la rescousse de la créature. Libéré de son gros glaçon, le mammouth revenu à la vie fuit le musée en semant la mort sur son passage, car il a besoin d'absorber des vies humaines pour se régénérer. Et à peine le shérif a-t-il eu le temps de démarrer son enquête sur l'affaire que débarque un tandem de "Men in Black", des agents très spéciaux au service d'une organisation qui menace de faire raser entièrement la ville si la menace pachydermo-extraterrestre n'a pas été éradiquée dans les heures qui suivent. Accompagné de sa fille et de son vieux père et aidé par l'agent Gros Nichons, le savant maladroit à l'origine de la catastrophe va tenter de maîtriser le terrible monstre.


Mammouth 02Le générique en images de synthèse avec un engin extraterrestre
au milieu d'un champ d'astéroïdes est plutôt cool mais
c'est à peu près l'une des seuls réussites de
Mammouth.


A la lecture du résumé, vous aurez sans doute compris ce qui ne vas pas avec Mammouth. Ca peut se comprendre aussi en lisant le générique et en constatant que le scénario a été coécrit à trois personnes sur l'idée d'une quatrième. Tant de monde pour bosser sur une histoire d'attaque de mammouth, c'est trop. Surtout si elle sort de la tête d'un type dont le seul autre boulot au cinéma, d'après IMDB, fut un travail de "recherche" pour... Ultraviolet. Trois personnes pour développer les élucubrations d'un mec comme ça, vous vous rendez compte ? On peut imaginer facilement comment ça a bien foiré : l'un des trois voulait faire un film de monstre qui fout les jetons donc il a voulu un mammouth partiellement décomposé qui empale les gens sur ses défenses, le deuxième voulait une explication rationnelle à tout ça et a donc demandé à creuser l'aspect science-fiction, et le troisième a vu que ça commençait à partir en sucette et que le seul moyen pour que le public ne rejette pas le produit en bloc, c'était d'ajouter une dose de comédie pour que tout ça soit pris au second degré.


Mammouth 03Pas très grosse et affreusement animée, la créature
se révèle très décevante par rapport à ce que la jaquette laisse espérer.
 

 

C'est le genre d'entreprise qui ne peut réussir que si le mélange des genres est fait harmonieusement, et ça réussit très rarement d'ailleurs. Surtout pas quand on a l'impression comme ici que chacun des trois scénaristes a écrit ses pages dans son coin et qu'au bout du compte ils se sont juste réunis pour agrafer le tout ensemble sans relire. Le résultat, c'est encore un de ses films qui cherchent à excuser leur médiocrité derrière un gros "mais c'est pour rire !", mais ne sont pas assez drôles pour ça. Avec un peu de chance, un jour les cinéastes s'apercevront que le "nanar volontaire" est un mythe, quelque chose qui n'existe pas vraiment. Un vrai nanar c'est involontaire. Une chouette série B farfelue à l'humour con mais drôle, c'est une chouette série B mais pas vraiment un nanar. Un truc partant d'une idée nanaresque mais trop paresseux pour en faire vraiment quoi que ce soit, parfois ça s'en tire de justesse comme Des serpents dans l'avion (mais c'est pas du nanar pour autant)  mais c'est souvent à la limite du regardable, comme The Creeps ou Gingerdead Man. Et un truc idiot et mal foutu qui fait des clins d'oeil au spectateur genre "hé les gars vous avez vu, c'est con et mal foutu mais je le sais, je l'ai fait exprès", c'est généralement du simple foutage de gueule.


Mammouth 04Parmi les quelques moments vraiment portnawak du film,
une scène où une main coupée parle le langage des signes dans un four à micro-ondes,
mais ça ne suffit pas à rendre
Mammouth hilarant.


Mammouth, donc, c'est un film avec un budget de trois sous (c'est parce que Mammouth écrase les prix, ha ha ha) (ouais j'ai grandi dans les années 80 moi), une histoire idiote et des effets spéciaux assez minables (l'idée d'un mammouth vivant mais partiellement décomposé aurait pu donner un bon monstre, mais concrètement le machin 3D qui sert de mammouth ne s'intègre pas du tout au reste et son animation est tellement naze que son design fantaisite mais pas trop bidon s'en voit complètement gâché), et qui essaie de faire passer la pilule en soulignant de temps en temps que si c'est con et nul, c'est que c'est fait exprès. Et si de temps en temps il y a une idée à peu près amusante (le générique est sympa, une ou deux scènes subvertissent quelques clichés du cinéma d'horreur), dans l'ensemble c'est plutôt laborieux. Malgré cette histoire de mammouth manipulé par une soucoupe volante, on ne rit vraiment pas beaucoup, et ça ne fonctionne pas mieux au premier degré en tant que vrai film de monstre géant, vu que la bébête ne détruit jamais rien et ne tue qu'une poignée de victimes, ce qui forcément n'est pas très spectaculaire. J'avais envie d'y croire, mais une fois de plus avec les productions Sci-Fi, c'est un ratage à peu près totalement dénué d'intérêt.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 09:12
Régulièrement, la dizaine de films de la série Godzilla éditée par Aventi se retrouve à 2 € le pack de deux films sur un célèbre site de vente à prix discount. Je ne sais pas s'ils en ont en stock actuellement, mais pour ma part, je me suis donc payé le lot de dix (enfin, cinq fois deux, quoi) pour un total de 10 €, ce qui n'a aucun intérêt en soi mais disons que c'est pour vous signaler qu'il va y avoir des chroniques ici sur toute cette série, au cas où ça vous intéresse. Pitié dites-moi que vous êtes quelques-uns que ça intéresse.

On commence aujourd'hui par le lot intitulé Godzilla vs King Ghidorah, parce qu'il contient également Ebirah: Horror from the Deep, qui se trouve être le plus ancien des dix films choisis de manière apparemment arbitraire par l'éditeur pour cette collection. Les deux longs métrages du pack n'ont d'ailleurs aucun lien entre eux, confirmant le côté quelque peu fantaisiste de l'édition Aventi, mais bon, pour une fois qu'on trouve du Godzilla en France on ne va quand même pas trop se plaindre.

Bref. Apparemment sorti en France à l'époque sous le titre Ebirah contre Godzilla et présenté dans le DVD lui-même comme Godzilla, Ebirah et Mothra : Duel dans les mers du sud (un duel à trois ?), Ebirah: Horror from the Deep est un film de 1966 signé Jun Fukuda, réalisateur d'une demi-douzaine de Godzilla. L'histoire démarre alors qu'une médium révèle à l'épouse d'une victime d'un naufrage que son mari est encore en vie. Le frère du disparu ne parvenant pas à convaincre les autorités de lancer des recherches, il décide de partir le retrouver lui-même, en gagnant un voilier à un concours de danse. Manque de chance, le concours est déjà commencé et il est trop tard pour s'y inscrire, mais au Japon on a vécu les années 60 comme tout le monde et il y a donc quand même une scène de jeunes qui se la donnent veugra sur le dance floor. Ca ne sert pas à grand'chose si ce n'est à donner un peu le ton du film : Ebirah, c'est un Godzilla où l'on danse.

Ebirah 01La même année où Lily la Tigresse de Woody Allen s'est vu infliger
les séquences musicales inutiles du groupe Lovin' Spoonful,
un Godzilla se retrouve parsemé de scènes de danse,
parce que dans les années 60, il fallait que ce soit la fête TOUT LE TEMPS.

Je ne dévoile pas toutes les péripéties, mais notre intrépide jeune homme se retrouve tout de même embarqué sur un voilier avec deux comparses rencontrés au concours et un quatrième larron qui était déjà à bord. Arrivé en mer du sud, l'équipage essuie une grosse tempête et fait la connaissance du monstre du titre, l'affreux Ebirah, un homard géant. Les voilà échoués sur une île, où ils découvriront qu'une organisation terroriste, les Bambous Rouges, y fomente un sinistre complot, tout en utilisant comme esclaves les habitants de l'île  voisine (qui se trouve être celle de Mothra, la mite géante), pour produire un jus de fruits qui sert à repousser Ebirah pour permettre aux navires des Bambous Rouges de naviguer en toute sécurité dans la zone. Les Mothra-siens parviendront-ils à réveiller leur divinité volante pour aller sauver leur peuple prisonnier ? Le jeune homme retrouvera-t-il son frère naufragé ? Qui mettra fin aux agissements des ignobles Bambous Rouges ? Comment échapper à Ebirah ? L'intrigue ne manque pas de fils à dénouer, mais l'on regrettera que l'accent soit surtout mis sur les personnages humains, dans la mesure où quand on regarde un Godzilla, c'est quand même surtout pour voir des monstres se péter la tronche. Là, pour un peu ça rappellerait un King Kong : on suit principalement les aventuriers qui crapahutent dans la jungle, tandis que le dangereux colosse reste une menace utilisée avec parcimonie à l'écran.

Ebirah 06Bon il faut dire aussi que sur une petite île mystérieuse il y a moins de choses à piétiner
que quand l'action se déroule à Tokyo donc forcément ça peut pas être le chaos tout le temps.

Le film compte pourtant pas moins de quatre monstres géants au casting. Il y a Ebirah donc, le premier à pointer ses pinces dans l'histoire. Le concept de homard géant peut paraître assez risible sur le papier, mais le design de la créature la rend finalement assez convaincante en fait. Il y a Mothra la mite géante, une des bestioles les plus connues et populaires de l'univers des monstres de la Toho, et qui passe le plus clair du film à dormir, avant de finalement se bouger un peu le boule dans les dernières minutes. Il y a un oiseau tout pourri qui n'est pas nommé, alors on va l'appeler Vulturon le vautour géant, et il passe juste 30 secones se prendre une branlée avant de disparaître du film. Là vous voyez si ce blog était vraiment lu je pense qu'on aurait un maniaque pour venir nous donner le vrai nom de Vulturon mais bon, tant pis.

Ebirah 04Non mais riez si vous voulez hein mais ça reste
largement moins pourri que le monstre de Cloverfield comme design.

Et puis enfin, il y a Godzilla, le roi des monstres, dans sa période où il ressemble un peu à Macaron, le monstre mangeur de gâteaux de 1, rue Sésame, et dans un rôle un peu le cul entre deux chaises, ni vraiment méchant, ni vraiment gentil, presque similaire à King Kong, comme quoi décidément, le lien se confirme. Il se fritte avec Ebirah qui est méchant, et avec Mothra qui est gentille. Il détruit tout sur son passage, mais quand il voit une jeune fille sans défense à ses pieds il s'arrête et il semble passer les dix minutes qui suivent à se demander s'il n'a pas fait fausse route dans sa vie avec ce comportement agressif. Bon en tout cas, sur les 4 bébêtes, c'est lui le grand vainqueur, mais le problème c'est que les autres apparaissent limite minables ou inutiles à côté. Ebirah survit à une première échauffourée contre le Big G, dégomme trois bateaux, mais dès que le lézard décide de passer aux choses sérieuses, il se fait vite rétamer. Pour un personnage qui a son nom dans le titre ça la fout un peu mal quand même.

Ebirah 03GÂTEAUX GÂTEAUX JE VEUX DES GÂTEAUX !!!

Bon autant le dire, Ebirah contre Godzilla n'est pas un excellent film, mais il y a de pires façons de passer 1h20 devant un DVD. Il est certain que si vous voulez absolument un maximum de destructions de maquettes d'immeubles et de bonnes bastons entre messieurs en costumes de caoutchouc, il vaut mieux choisir un autre film de la série parce qu'à ce niveau-là c'est clairement décevant, les combats sont rares, brefs, et ratés. Par contre dans le genre film d'aventures gentiment kitschounet, ça se laisse voir, y a un petit charme, qui provient notamment du côté incongru des scènes de danse (le concours au début, puis les adorateurs de Mothra qui ne se contentent pas de prier mais se lancent dans des chorégraphies de groupe), ou de la musique genre surf-rock qui joue pendant les scènes d'action.

Ebirah 02Encore une petite danse les copains ?

Le deuxième film du pack, donc, celui dont la superbe affiche orne le boîtier, met aux prises Godzilla et l'hydre à trois têtes King Ghidorah. On est cette fois dans les années 90 mais que les amateurs d'effets spéciaux ringards se rassurent, en dehors de quelques images de synthèse rudimentaires, ça reste du Godzilla à l'ancienne, avec des acteurs déguisés qui défoncent des décors en carton. Il est ici question de voyages dans le temps, avec des visiteurs du futur venus expliquer aux autorités japonaises de 1992 l'origine de Godzilla et pourquoi sa disparition est nécessaire à la sauvegarde de l'humanité. Une série de rebondissements tirés par les cheveux plus tard, notre tyrannosaure irradié devra catcher contre le monstre tricéphale, d'abord sous sa forme normale puis en tant que "mecha".

King Ghidorah 02On découvre dans cet épisode que Godzilla est en réalité un tyrannosaure
ayant survécu à la préhistoire, et irradié par un essai nucléaire en 1954.

Une fois de plus, Godzilla y incarne tour à tour la force destructrice et vengeresse d'une nature polluée par le nucléaire, ravageant tout sur son passage, et le vaillant protecteur du Japon face aux menaces extérieures (on le voit notamment sauver la vie de soldats nippons aux prises avec l'armée américaine lors de la seconde guerre mondiale). Contrairement à Ebirah: Horror from the Deep, le film joue beaucoup plus dans le registre de la science-fiction que de l'aventure : machines à remonter le temps, vaisseaux spatiaux, lasers et cyborgs sont de la partie, mais donnent curieusement au film un côté super vieillot. Les effets visuels sont souvent risibles, on a du mal à croire que ça n'ait qu'une vingtaine d'années et date de la même époque que Terminator 2.

King Ghidorah 03King Ghidorah est certes un monstre qui a de la gueule, mais comme il vole
et qu'il n'a pas de bras, les possibilités d'interaction pour ses combats avec Godzilla
sont finalement assez limitées et ça se règle souvent à coups de rayons.

Trop long, affligé d'un scénario alambiqué et gâchant le méchant dragon doré dans des combats assez poussifs, Godzilla vs. King Ghidorah n'est franchement pas très réussi et même un peu soporifique. Il y a quelques moments rigolos, mais aussi beaucoup de passages où on a largement le temps de s'ennuyer. Même pour un fan de kaijû eiga, certes il y aura toujours quelques sources d'amusement mais également beacoup d'occasions de bâiller. Ca aurait mérité 20 minutes de rabotage, mais des affrontements entre monstres d'un peu plus de 30 secondes. Plus récent et doté d'un antagoniste plus charismatique qu'Ebirah, je pensais que le film serait le plat de résistance du coffret, mais c'est finalement le moins intéressant des deux.

King Ghidorah 01Ah ça pour discuter ouais ça discute, beaucoup, longtemps,
c'est sûr que c'est plus intéressant que de regarder des monstres géants raser Tokyo hein...

Les Godzilla édités en France en DVD restant assez rares, l'amateur du genre sera quand même content de pouvoir mettre la main sur ce pack de deux, surtout à prix minime, mais pour ceux qui ne s'intéressent pas avec passion aux films de monstres géants, même à 2 € c'est loin d'être indispensable.
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Fais pas ta pute

Bon, j'aime pas mendier, mais tu sais que je t'aime, ami lecteur, et que je sais que tu adores ce que j'écris, alors je me disais que par exemple, tu vois,  pour faire un beau geste, ce serait sympa si une fois de temps en temps histoire de filer un petit coup de pouce, tu lâchais quelques piécettes pour que j'ai un film de plus à chroniquer ici tu vois ? Non je sais que ça fait minable de réclamer comme ça mais putain,  tu crois qu'un mec qui a payé pour voir Gingerdead Man se soucie encore de son image de marque ? Et je sais que c'est la crise et que t'as des fins de mois difficile, mais bordel je demande pas la lune non plus, quand je pense au temps que tu passes GRATUITEMENT sur mon blog qui illumine ta journée ennuyeuse au bureau, je me dis que m'offrir un DVD de temps en temps ce serait un juste retour des choses quand même. Y a pas d'obligation hein, mais quand même quoi vazi fais pas ta pute. A ton bon coeur, mec. Tu le regretteras pas. Et je te cacherai pas que pour le moment, cette opération est un bide complet donc si tu décidais de participer, ça ferait de toi le premier contributeur, soit un genre de membre Gold du site tu vois, la classe. En plus si ça se trouve c'est déductible des impôts ou un truc du genre, renseigne-toi mec, ça vaut le coup.

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